24/09/2007

Philippe Van Cauwenberghe (280607)

Entretien publié dans l'hebdomadaire "La Libre Match", le 28 juin 2007

 

Philippe Van Cauwenberghe : «Je

n’ai pas dit mon dernier mot » 

 

pxy_17266578_12550641_256Ces derniers jours, Philippe Van Cauwenberghe (33 ans), le fils de Jean-Claude, était à la croisée des chemins. Soit il acceptait d’être écarté de toutes responsabilités au sein du futur collège CDH-PS-MR qui dirigera la ville de Charleroi. Soit il refusait cette éviction réclamée par le CDH – qui lui reproche d’être inculpé dans le cadre d’une affaire portant sur une querelle de colleurs d’affiche lors de la campagne électorale pour les communales – et il risquait de provoquer une crise de plus. Enorme. De nature à rendre la première cité de Wallonie ingouvernable et à forcer l’organisation de nouvelles élections communales. Confronté à ce dilemme, à cette « injustice » préfère dire l’intéressé, Van Cau Jr avait choisi l’option du bras de fer avec Jean-Jacques Viseur, mais les élus socialistes de Charleroi, d’abord solidaires, ont finalement choisi de ne pas le suivre. Une nouvelle majorité se mettra donc en place. Sans lui. Dans l’entretien qu’il a accordé à La Libre Match, «le petit du crocodile» démontre que sa carapace est déjà relativement épaisse et que ses dents sont aussi aiguisées que celles de son célèbre paternel. Et il accuse : «J’ai découvert une capacité de duplicité extraordinaire de la part du CDH et, en particulier, de Jean-Jacques Viseur». Ou encore à propos de son propre parti : «Les élus socialistes qui désiraient me soutenir ont été véritablement mis sous pression. Le jeu démocratique n’a pas été respecté». Philippe parle aussi Jean-Claude, son père. Lui-même au centre de la tourmente depuis deux ans...

 

 

- La Libre Match. Comment vivez-vous cette période pour le moins troublée de votre jeune carrière politique ?

 

- Je reste serein et combatif. En ce moment, c'est moi qui remonte le moral de mes collaborateurs ! J'ai déjà reçu pas de mal de coups et, paradoxalement, j'ai l'impression que, chaque fois, j'en sors renforcé...

Cette fois, votre avenir politique immédiat est en jeu. Ce ne doit pas être évident… L'incertitude dans laquelle j’ai été plongé ces derniers jours n’était certainement pas agréable à vivre, c'est exact.  Beaucoup de choses se sont passées en coulisses. C'est une situation dans laquelle on ne sait pas vraiment comment il faut agir, contre qui il faut se battre.

Jusqu’il y a peu, vos alliés du CDH à Charleroi n'exigeaient pas votre départ du collège. Jean-Jacques Viseur vous avait même soutenu dans les heures qui avaient suivi votre inculpation.

 

- Comment décodez-vous son changement d'attitude ?

 

- J’ai découvert une capacité de duplicité extraordinaire de la part du CDH et, en particulier, de Jean-Jacques Viseur. C’est blanc et, du jour au lendemain, cela devient noir. Quand on s’est installé au collège, il y a six mois, tout était magnifique. On était les meilleurs, on allait marcher la main dans la main. Le grand amour ! Et puis, voilà... A vrai dire, je suis particulièrement écœuré. Très déçu. Peut-être que Viseur a découvert en moi un gros défaut : je ne suis pas quelqu’un qui se laisse faire ! Il pensait peut-être que je n’étais qu’un «fils de», comme on m’a déjà qualifié, mais j’ai ma personnalité. L’un de mes traits de caractère, c’est d’être très combatif. Comme les joueurs de foot anglais, je joue toujours jusqu’à la dernière minute !

 

- Si, par extraordinaire, le PS avait pu peser sur le CDH pour qu’il modifie sa position à votre égard, vous auriez été contraint de retravailler avec Jean-Jacques Viseur...

 

- Cela ne fait pas si longtemps que je fais de la politique, mais j’ai compris que, dans cette profession, on pouvait quasiment s’insulter à l’occasion de certaines périodes tendues... Et ensuite s’embrasser sur la bouche.

Pas de regret de vous être lancé dans une carrière politique?

Certainement pas. D’ailleurs, j’ai toujours baigné dans ce milieu. Quand j’étais petit, je suivais déjà papa dans les meetings et j’ai toujours été affilié au parti socialiste. A 20 ans, c’est vrai, je ne pensais pas vraiment à m’engager. Je sortais beaucoup... Et puis, vers 25 ans, lorsque je suis venu m’installer à Montignies-sur-Sambre,  la volonté de me rendre utile dans une carrière politique locale s’est littéralement imposée à moi. J’ai le goût des autres et de la proximité. Dans cette commune, les gens n’avaient plus d’échevin, plus de vrais relais. Cela m’a donné des ailes. Je me suis aussi investi dans le monde associatif, dans le syndicat d’initiative. Cet engagement est devenu ma vie. Cela me plaît. Pas rien qu’à moi d’ailleurs si j’en juge par les 3 140 voix de préférence que j’ai obtenues lors des communales. Après tout ce que l’on a vécu, après tout ce que l’on a dit sur mon père, c’était tout de même un bon score !

 

- Votre père s’est indigné parce que  M. Viseur devient bourgmestre alors qu’il n’a recueilli que 762 voix de préférence. On peut supposer que vous partagez ce point de vue ?

 

- Il n’y a pas que mon père qui soit choqué par cet aspect de l’accord de majorité. Je suis convaincu qu’il choque aussi beaucoup l’opinion publique. Il ne faut pas être dupe : le CDH a profité d’un moment-clé pour exercer un chantage dont la portée allait au-delà de Charleroi : si le PS ne suivait pas ce que les humanistes voulaient pour la ville, ils ne votaient pas les modifications du décret Courard à Namur... C’était du donnant-donnant. Quant à la volonté de l’électeur de Charleroi dans tout cela... Moi, on me demandait de faire hara-kiri pour tout le monde ! Je n’avais pas du tout envie d’accepter cette profonde injustice.

 

- Les élus socialistes au conseil communal ne vous ont pas suivi. Vous ne serez donc plus échevin et la nouvelle majorité va pouvoir se mettre en marche... 

 

- Pourtant,  le 21 juin dernier, au sortir d’une première réunion de crise, je disposais du soutien à la quasi unanimité des conseillers communaux de mon groupe politique. Dans les jours qui ont suivi, la donne a changé parce que les élus socialistes qui désiraient me soutenir ont véritablement été mis sous pression. Le jeu démocratique n’a pas été respecté. Avec le soutien du boulevard de l’Empereur, Paul Magnette a utilisé une méthode de travail que je conteste.  La décision de me sacrifier sur l’autel de la nouvelle majorité n’a pas été acquise par le vote d’une assemblée : c’est le fruit de réunions en tête à tête de l’informateur avec chacun des conseillers socialistes. Certains d’entre eux qui étaient réticents se sont vus menacer de rétorsions s’ils restaient solidaires avec moi. Par exemple d’être privés de certains mandats dans des intercommunales, des choses de ce genre-là. Je ne peux en vouloir à mes amis. Ce qu’ils m’ont raconté est éloquent. J’en ai vu qui pleuraient... 

 

- Dans cette période tourmentée, votre père vous conseille ?

 

- Pour l’instant, vu l’injustice dont je suis la victime, il est exact qu’il me donne des conseils. Cela dit, si je suis fier de m’appeler Van Cauwenberghe, ces six derniers mois, j’ai décidé de casser cette image de «fils de» en travaillant énormément et en étant parfaitement autonome. Quand mon père allait quelque part, je n’y allais pas. J’ai décidé de me démarquer, de la jouer en solo. Il m’arrive de lui donner tort dans des réunions internes du parti socialiste.

 

- Vous n’êtes donc pas « papa m’a dit » ?

 

- Pas du tout. Si je fais de la politique, ce n’est pas à l’initiative de mon père. Bien au contraire ! Quand j’ai eu ce projet-là, il a d’abord insisté sur les désavantages du métier. Je ne serais jamais chez moi, je verrais peu mes enfants... Des choses comme cela. Mais en tant que « fils de », il ne m’apprenait rien !

 

- Vous perdez votre poste d’échevin. Qu’allez-vous devenir?

 

- Je suis demandeur d’emploi. Ce n’est pas avec ce que gagne un conseiller communal que je rembourserai l’emprunt de ma maison.

 

- Vous abandonnez la politique ?

 

- Certainement pas. Je n’ai que 33 ans. Des gens m’ont fait confiance en votant pour moi. Pas question de les décevoir. Je ne considère pas que j’ai dit mon dernier mot. Par exemple, il faut envisager que je pourrais obtenir un non-lieu de la justice pendant la législature en cours. Une fois blanchi, je pourrais briguer à nouveau le poste d’échevin dont on m’a privé. Certaines personnes me disent de patienter ; que je reviendrai plus  fort dans quelque temps...

 

- Vous avez quel bagage scolaire ?

 

-Je suis gradué en marketing de l’ISEC. J’ai aussi vécu un an aux Etats-Unis où j’ai appris à m’exprimer en anglais et où j’ai réussi l’examen permettant aux étudiants étrangers d’entrer dans les universités américaines. C’est pour cela que, dans mes compétences d’échevin, j’avais les relations internationales. Au moins, dans le collège, quelqu’un savait s’exprimer en anglais...

 

-Vous avez l’ambition de devenir un jour bourgmestre de Charleroi ?

- Honnêtement, pas pour l’instant. De toute façon, dans une carrière politique, ici peut-être plus qu’ailleurs encore, il est difficile de faire des prévisions...

 

- Une future carrière au fédéral ou au niveau régional ?

 

- Certains ont laissé entendre qu’il ne fallait pas s’inquiéter pour moi, que si cela n’allait pas bien à Charleroi, je serais sur la liste lors des prochaines élections régionales. C’est bien gentil, mais cela ne m’intéresse pas. Je veux faire de la politique au plan local. Je veux réaliser des choses très concrètes, dont je peux apprécier la portée.

 

- Quoi qu’il arrive, on vous retrouvera donc comme candidat aux prochaines communales ?

 

- Il faut évidemment que je sois sur les listes... Bon, je ne crois pas qu’on me ferait un croche- pied pareil !

 

- Et si...

 

- Alors là, je ferais une liste moi-même sur mon nom et ce serait réglé. Mais, encore une fois, je ne crois pas qu’on puisse en arriver là. Par contre, il n’est pas impossible qu’à un certain moment, je sois à la tête d’un groupe, dans le parti, qui ne serait pas content de la manière dont la crise aura été gérée à Charleroi...

 

- Votre père a mené une carrière politique bien remplie et on dit qu’il est loin d’être sur la paille. Pourquoi, alors qu’il est l’objet de tellement de critiques, n’envoie-t-il pas tout balader pour aller profiter de la vie dans sa maison du sud de la France ou ailleurs ?

 

- Je crois qu’il a une mentalité de crocodile : «J’y suis, j’y reste»! Charleroi, c’est son pays. Quand j’ai commencé en politique, il m’a donné un conseil : «Si tu reçois un coup de couteau dans le dos, tu dois te relever et aller de l’avant avec le sentiment d’être encore plus fort». Il a une capacité hors du commun à rebondir et à se défendre. Il y a quelques jours encore, il a donné une conférence de presse pour répondre comme il se devait aux attaques de Jean-Jacques Viseur.

 

- Il paraissait un peu plus troublé qu’à d’autres occasions. Comme s’il commençait à ressentir le poids des accusations qui se répètent à son égard...

 

- Viseur l’a attaqué violemment et gratuitement. Et puis, je suppose qu’il est aussi touché par le fait que certains s’en sont pris à moi alors que je n’ai rien à me reprocher. Le CDH, c’est clair, a parfaitement surfé sur la vague de la dernière affaire en date pour nous obliger à signer un accord de majorité qui n’est pas bon pour les socialistes. C’est dans le cadre de cette stratégie que Viseur en a remis une couche à la télé : il fallait dramatiser au maximum pour nous embarquer dans cet accord. En coulisses, Viseur a même téléphoné à des gens de chez nous pour que l’on s’empresse de signer parce que, soi-disant, la tête de Van Cau allait bientôt tomber...

 

- On a beaucoup parlé du « système Van Cau ». Votre père, c’est un parrain ? Un tueur en politique ?

 

- C’est quelqu’un d’autoritaire. Quand il était au sommet de sa gloire, il a usé de cette autorité et je trouve cela parfaitement légitime. Il a son franc-parler, mais de là à en faire un parrain ou un tueur, il y a de la marge ! C’est surtout quelqu’un de très fidèle en amitié. Quand il donne une parole, il ne la reprend pas. La loyauté, c’est d’ailleurs quelque chose qui se perd un peu, en ce moment, à Charleroi. Pour l’instant, du côté du CDH, je ressens une énorme hypocrisie. Par contre, même si c’est parfois à couteaux tirés avec le MR, j’y ai toujours trouvé de vrais adversaires et, en même temps, des gens réglos.

 

- Entre Di Rupo et votre père, cela se passe aussi de manière réglo ?

 

- Je vais vous étonner, mais j’estime qu’Elio Di Rupo est resté loyal vis-à-vis de mon père. On lui reproche même aujourd’hui de ne pas avoir agi plus vite à Charleroi. Le président du PS ne l’a pas soutenu plus que cela à certains moments mais il y avait énormément de pression et il ne savait pas faire grand chose. Il ne l’a pas descendu non plus. Di Rupo n’a jamais demandé à mon père de faire un pas de côté.

 

- Des gens veulent la peau de votre père au PS ?

 

- Oui.

 

- Qui cela ? 

 

- Philippe Courard a été limite quelques fois... Je n’ai pas envie de m’étendre, cela ne sert à rien.

 

- Vous avez vu votre père craquer pendant ces deux ans de mises en cause répétées ?

J’ai senti sa gorge se nouer quand il tentait d’expliquer à quelqu’un du CDH que son fils n’avait rien fait qui justifie son éviction du collège de la ville de Charleroi. C’était la première fois.

 

- Vous connaissez ses projets ? Son mandat de député wallon se terminera en 2009...

 

- Et après ? Je ne sais pas. Il lui est arrivé de dire qu’il retournerait encore au combat. Mais dans le contexte actuel, je suppose qu’il réserve sa décision. S’il continue à être attaqué de toutes parts, je ne crois pas qu’il sera assez fou pour aller se mettre lui-même la corde au cou.

 

- C’est tout de même clair qu’il y a eu un énorme problème de mal-gouvernance à Charleroi à cause des socialistes…

 

- Qu’il y ait eu des problèmes, c’est difficilement contestable ! Je suis d’avis que la justice doit faire son travail jusqu’au bout, ce qui veut dire qu’elle doit déterminer les vraies responsabilités. Beaucoup d’échevins ont été victimes d’un système qui a été mis en place par deux ou trois personnes.

 

- Vous pouvez en dire plus ?

- Il y a eu une tricherie organisée par deux ou trois personnes, et certains échevins, aujourd’hui inculpés, ont été abusés.

 

- Qui visez-vous ?

- Ce n’est pas à moi de les identifier, c’est à la justice de faire son travail.

 

- Quand on voit tout ce qui a été révélé sur des pratiques contestables à Charleroi, votre père n’éprouve-t-il pas certains regrets ?

 

-On mange ensemble tous les dimanches. Il ne m’a jamais fait part de regrets. Quand il était à Charleroi, les échevins ne mouftaient pas parce qu’ils avaient peur de lui. Il était très exigeant, il vérifiait tout. Et puis, quand il a quitté la ville pour des responsabilités régionales, certains se sont sentis pousser des ailes, faisant des choses qu’ils n’auraient pas osé faire auparavant. Ces dernières années, mon père ne s’occupait plus du tout de ce qui se passait ici. Soyons clairs : cela fait vingt mois que la justice et les médias le cherchent. Non seulement il n’a pas été inculpé, mais on ne l’a même pas interrogé. Même pas comme témoin, ce qui ne nécessiterait pas une levée de son immunité.

 

- Pour vous, il n’est impliqué dans rien ?

 

- J’en suis certain. J’ai 100 % confiance en lui. Des journalistes téléphonent tous les jours au Parlement wallon pour voir si la justice n’a pas demandé sa levée d’immunité. On a prédit dix fois sa chute, sa fin, etc... Il ne lui arrivera rien parce qu’il est tout à fait droit dans ses bottes.

 

-Vous avez l’impression que l’on veut sa peau ?

 

- Je crois en effet que cela plairait à certaines personnes. Je crois aussi que l’on est maintenant entré dans une mécanique fantasmagorique : le moindre truc qui va mal à Charleroi, c’est la faute à Van Cau... Dans l’opinion publique, des rumeurs incroyables circulent...

 

- On dit par exemple que votre père est immensément riche !

 

- Ouais, c’est cela... Hier encore, je lui ai dit que l’histoire de son argent aux Bahamas, ce n’était pas sympa pour moi qui doit péniblement rembourser un emprunt hypothécaire ! Plus sérieusement, je tiens vraiment à démentir : il n’est pas immensément riche, il n’a pas fêté son milliard ou ses trois milliards comme le veut la rumeur. Moi, son fils, quand j’ai eu ma première voiture, c’était la vieille Renault 5 pourrie de ma sœur. Si je me retrouve au chômage demain, je devrai me débrouiller. Je ne veux pas faire du Zola : on a toujours bien vécu. Mais ce n’était pas l’opulence de tous les instants et, en tous cas, pas l’argent jeté par les fenêtres. En plus, je n’ai jamais eu de passe-droit où que ce soit !

 

- Finalement, c’est plus facile ou difficile d’être « fils de » pour se lancer en politique ?

 

- Quand tout va bien, c’est certainement plus facile. On bénéficie d’un capital sympathie dans la population et on a plus aisément accès aux médias. Par contre, dans une période troublée comme celle-ci, ce n’est pas du tout un avantage. Il ne faut pas se leurrer : actuellement, c’est le symbole que représente le nom de « Van Cau » que l’on cherche à atteindre au travers de ma personne.

 

- Qu’auriez-vous envie de dire à Jean-Jacques Viseur ?

 

- «Jean-Jacques, j’ai du mal à te suivre. Tu as voulu que je dégage, mais il y a quelques minutes à peine, je t’ai encore entendu déclarer sur l’antenne de Télésambre que je suis une personnalité d’avenir, pleine de compétences et de qualités. Tu as relevé que j’étais quelqu’un de loyal qui a bien traité ses dossiers durant sa participation au collège». Je lui demanderais : «Comment un démocrate comme toi a-t-il pu utiliser des méthodes aussi basses pour m’éliminer du collège ?» Je lui dirais que je croyais travailler avec des honnêtes hommes.

 

 "Il n’y a pas d’'affaire Philippe Van Cau' !"

 

- A travers vous, on essaie de tuer votre père ?

 

- Je le crois, en effet. C’est à cause de mon nom que l’on a voulu que je parte du collège car l’inculpation dont je suis l’objet n’a absolument rien à voir avec des faits de mauvaise gouvernance que j’aurais posés dans le cadre de mes fonctions d’échevin.

 

- C’est une inculpation, tout de même…

 

- Une inculpation pour rien du tout. Il est évident qu’il y aura un non-lieu. Même des policiers m’ont dit que c’était n’importe quoi. On n’a jamais poursuivi personne pour cela. Il n’y a pas d’«affaire Philippe Van Cauwenberghe» ! Je suis inculpé pour menaces verbales et destruction de bien d’autrui alors que je n’ai menacé personne et que je n’ai rien détruit. D’ailleurs, personne n’a déposé plainte contre moi !

 

- Quelle est votre version des faits ?

 

- Pendant la campagne électorale pour les communales, j’ai eu un conflit avec un candidat MR de Charleroi qui est exploitant de café. Le litige portait sur une question d’affichage. Je me suis rendu dans son établissement pour me plaindre de son attitude que je trouvais incorrecte. Il n’était pas là. Ensuite, on a eu une conversation téléphonique durant laquelle, dit-il, je l’ai menacé verbalement par cette phrase : « Je vais tout casser si tu continues à afficher ». Je démens formellement.

- C’est tout ?

 

- Oui, c’est tout.

 

- Parole contre parole...

 

- Exactement. Aucun témoin ne vient d’ailleurs confirmer que je lui aurais dit une chose pareille. Inculper un homme politique sur de telles bases est inquiétant pour notre démocratie. Ce l’est encore plus, alors qu’il s’avère que c’est une raison suffisante pour priver cet homme politique d’un mandat exécutif ! C’est vraiment facile d’éliminer temporairement quelqu’un de gênant. Je vais vous dire : aujourd’hui, je n’oserais plus faire pipi contre un arbre. On ne sait jamais, cela pourrait me valoir une inculpation supplémentaire !

13:04 Écrit par michelbouffioux dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Sacré Van Cau père! Comment pourrait-il etre inquièté par la justice?Il n'a fait que "conseiller" ses "pantins"!Ou a-til apposé sa signature?

Écrit par : Laurence | 25/09/2007

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