01/02/2007

Affaire de l'Awiph (180107)

Entretien publié dans l'hebdomadaire "La Libre Match", le 18 janvier 2007

Christiane Vienne doit-elle valser ?

 

Le député wallon Philippe Fontaine (MR) accuse : «La ministre a lourdement dysfonctionné ! »

 

VienneEn ce début d’année, le parti socialiste aurait bien aimé être débarrassé du débat relatif au fonctionnement de l’Agence wallonne pour l’intégration des personnes handicapées (Awiph)… Ce n’est pas le cas : après avoir bataillé ferme, l’opposition (MR-Ecolo) a obtenu que les travaux de la commission du parlement chargée de faire la lumière sur cette affaire reprennent ce jeudi 18 janvier. Quoiqu’il advienne, ce dossier aura mis en lumière une troublante fragilité de la novice en politique du gouvernement wallon, Christiane Vienne (PS). Dans sa communication, tant devant la presse qu’au parlement, elle est apparue approximative, contradictoire, maladroite aussi. La ministre wallonne de la Santé et de l’Action sociale a-t-elle commis trop d’erreurs ? Pire aurait-elle démontré qu’elle n’a pas la carrure pour assumer les hautes responsabilités qui lui ont été confiées ? Doit-elle en tirer les conséquences ? «Oui. Trois fois oui !», déclare à «La Libre Match» le député wallon Philippe Fontaine (MR): «Soutenue par le président du PS, Christiane Vienne est entrée dans le gouvernement. Sans doute n’aurait-elle jamais du le faire. Elle est dépassée. Elle doit s’en aller avant de faire d’autres bêtises. Le personnel politique wallon et notre Région n’ont certainement pas besoin d’une si mauvaise publicité par le temps qui courent!».  

 

-La Libre Match : Le 13 octobre 2006, le bourgmestre de Fontaine L’Evêque, Georges Rovillard était placé sous mandat d’arrêt par le parquet de Charleroi. Ce mandataire socialiste était alors inculpé de faux, usage de faux, détournement par fonctionnaire public et abus de confiance… C’est cet évènement qui a déclenché toute l’affaire «Awiph» ?

 - Philippe Fontaine : Oui, bien entendu. Encore que la ministre de la Santé du gouvernement wallon ait été un peu longue à la détente! Georges Rovillard étant également l’administrateur général de l’Awiph, j’ai interpellé Christiane Vienne sur l’arrestation de ce haut fonctionnaire dès le 18 octobre. Et je vous assure qu’à ce moment, elle ne semblait guère inquiète. En commission, au parlement wallon, elle déclarait encore à cette date que M. Rovillard avait été arrêté dans le cadre de sa fonction de bourgmestre et que cela n’aurait donc pas de répercussion sur l’Awiph…

 

- On sait pourtant aujourd’hui qu’au moment où la ministre vous répondait cela, elle venait de donner son aval à l’ouverture d’une enquête administrative pour jauger d’éventuelles indélicatesses commises par M. Rovillard dans sa fonction d’administrateur général de l’Awiph!

- Il y a eu double discours de la ministre? Mais cela n’est encore rien par rapport à ce qui a suivi ! A vrai dire, la gestion de ce dossier par le cabinet de Christiane Vienne est un véritable cas d’école…  Pour ceux qui voudraient étudier un exemple type de mauvaise gouvernance. Dans l’action, la précipitation de la ministre a fait suite à l’immobilisme. Dans la communication, ce fut un incroyable désastre également. Mme Vienne a dit tellement de bêtises, allant jusqu’à relayer des rumeurs méchantes et indignes sur des personnes qui étaient dans sa ligne de mire. Avant d’être contredite par son propre chef de cabinet…

 

- Ce chef de cabinet, Dominique Delhauteur (PS), n’est-ce pas le personnage central de cette affaire ?

- C’est en effet quelqu’un de très important puisque M. Delhauteur n’est pas que le chef de cabinet de la ministre. Il est aussi le commissaire du gouvernement wallon au sein du Conseil de gestion de l’Awiph. C’est un poste qu’il occupe depuis deux ans et demi. Au nom de l’exécutif, cet homme est donc sensé exercer un contrôle sur que l’on fait avec l’argent des contribuables wallons destiné à l’aide aux personnes handicapées. Pour ce faire, il n’est d’ailleurs pas seul. Michel Daerden (PS), le ministre du budget a aussi un délégué dans l’institution en la personne d’Hervé Briet (de couleur CDH, c'est aussi un collaborateur du cabinet du ministre Antoine)

 

- Et durant ces deux ans et demi, ces deux émissaires du gouvernement wallon n’avaient donc rien remarqué d’anormal à l’Awiph ?

- Il faut croire que non… Par contre, après l’arrestation de Rovillard, ils enfilent leurs bottes de sept lieues et, en quatre jours, ils rattrapent tout le temps perdu pendant les deux années qui ont précédé. Le 16 octobre, Dominique Delhauteur, alors dans son costume de «commissaire du gouvernement», signale à la ministre Vienne qu’il est urgent d’ouvrir une «enquête administrative» à l’Awiph sur d’éventuelles malversations commises par l’administrateur général. Et d’évidence, il sait tout de suite où il faut aller chercher des poux dans la tête du camarade Rovillard… Désormais emprisonné, il est vrai!

 

- C’est-à-dire ?

- L’enquête administrative est immédiatement focalisée sur les nombreux voyages (Grèce, Chypre, Cap Vert, Liban, Chili…) entrepris depuis 2002 par M. Rovillard et sur les frais de mission qu’ils ont impliqués pour l’Awiph. Et voilà qu’enfin, après deux ans et demi d’aveuglement, la lumière jaillit! Tout s’éclaire pour MM. Delhauteur et Briet et, en plus, cela va très vite! Dès le 20 octobre, l’enquête est déjà terminée… Avec un constat évident, clair, incontestable : l’administrateur général et certains de ses collaborateurs de l’Awiph voyageaient énormément, de manière injustifiée et coûteuse… Trois jours plus tard, les deux délégués du gouvernement wallon couchent leurs observations sur papier à destination de trois ministres (Di Rupo, Vienne et Daerden). Leur rapport est dès lors rempli de phrases assassines sur les «voyages de l’administrateur général», jugés trop coûteux, trop fréquents, inopportuns etc. (Ndlr : Lire aussi l’encadré intitulé «Quatre jours d’enquête pour cinq constats accablants»).

 

- Avec un tel rapport entre les mains, la ministre Vienne pouvait reprendre la main ?

- Vous avez tout compris ! A partir de là, elle se présente, médiatiquement en tous les cas, comme celle qui va remettre de l’ordre à l’Awiph. Pour reprendre l’une des expressions qu’elle a utilisées, Mme la ministre annonce qu’elle va «faire le ménage»! C’est ainsi qu’à la fin octobre, à l’une de mes questions en commission, elle révèle qu’elle a suspendu Georges Rovillard. Cela marque le début d’une partie de football panique, de fuites en avant successives, où elle va multiplier les effets d’annonce, les grandes déclarations parfois fausses, souvent très maladroites. Des écrans de fumées destinés en fait à cacher son immobilisme par rapport à l’Awiph depuis qu’elle est ministre.

 

- Son immobilisme ?

- Mais bien sûr ! Le contrat de gestion de l’Awiph a expiré depuis 2003. Il a été prolongé jusqu’au 31 décembre 2004. A cette date, un document prolongeant une nouvelle fois l’ancien contrat de gestion pour un terme de six mois aurait été signé par la ministre Vienne…

 

- «Aurait» ?

-  «Aurait», parce qu’en fait il n’a jamais été publié au Moniteur belge comme le veut le prescrit légal. Quoiqu’il en soit, à la mi-2005, il y aurait donc du y avoir enfin un nouveau contrat de gestion! Mais rien n’est venu. Et il n’y a toujours rien en ce début 2007!

 

- Est-ce grave ?

 - C’est du jamais vu ! Et c’est d’autant plus grave que l’Awiph est un gros paquebot : 468 millions d’euro de budget dont une dotation de la Région wallonne de 403 millions, 341 personnes employées. Rien qu’à elle seule, cette Agence qui joue un rôle social primordial pour des milliers de personnes handicapées représente 63% du budget géré par la ministre Vienne… C’est donc «son» dossier principal mais rien n’avance. Et pendant ce temps le paquebot «Awiph» navigue à vue, dans le brouillard, avec des cartes périmées. Cela a de nombreuses conséquences dont la principale est sans doute une incapacité de l’Agence à pouvoir s’adapter aux réalités nouvelles. Par exemple, il y a un moratoire sur les reconnaissances de nouvelles institutions pour handicapées par l’Awiph. La situation est figée. Le système est verrouillé. Et il en sera ainsi tant qu’un nouveau contrat de gestion n’aura pas dégagé de nouveaux moyens pour une nouvelle stratégie d’avenir.   

 

- Voilà pour l’immobilisme, mais vous parliez aussi de «maladresses» commises par la ministre ?

- Mais bien entendu, quelle gestion de crise calamiteuse ! Après n’avoir rien vu de certaines dérives pendant deux ans et demi, elle s’est attaquée aux gens qui posaient problème avec une naïveté et une incompétence qui seyent mal à une personne qui occupe une position ministérielle. Il y a d’abord le cas Rovillard. Elle annoncé sa suspension sans songer un seul instant à l’éventualité d’une retenue sur salaire. Ce n’est que sur l’intervention de parlementaires qu’elle prendra les mesures nécessaire pour qu’il y ait au moins une retenue d’1/5ème de son traitement. Par la suite, en commission, elle a pris la liberté de considérer publiquement que l’évaluation en cours de l’administrateur général serait forcément négative s’il devait reposer sa candidature à un nouveau mandat en février prochain! Cette manière de préjuger laisse pantois : elle a ouvert une voie royale à Rovillard pour qu’il introduise des recours contre le refus prévisible de le renommer à son poste… Ce vice de procédure forcera sans doute le gouvernement à devoir le recaser quelque part en maintenant son salaire jusqu’à la fin de sa carrière. En fait, M. Rovillard, outre ses recours annoncés, pourra aussi envoyer une lettre de remerciement à Mme Vienne! 

 

- La ministre a aussi décapité le comité de gestion de l’Awiph…

- Oui et au motif que les trois personnes visées, le président et deux vice-présidents ont «manqué à leur devoir de surveillance de l’administrateur général». Je veux bien mais il y a tout de même quelque chose de très peu moral dans ce qui s’est passé! La ministre reproche à ces trois personnes de n’avoir rien vu des excès de M. Rovillard mais elle épargne totalement le commissaire du gouvernement qui lui n’avait rien vu non plus! Que je sache, la mission de M. Delhauteur, qui est aussi son chef de cabinet, était justement de lui faire rapport d’éventuels dysfonctionnements à l’Awiph… Non seulement, la ministre l’a absous pour des raisons qu’on imagine aisément mais c’est ce même Delhauteur qui ensuite se charge d’enquêter sur les autres membres du comité de gestion et qui ramène vers la ministre des informations à leur charge… 

 

- Par exemple, le fait que le président de l’Awiph a bénéficié d’un prêt de l’agence auquel il n’avait pas droit pour financer sa voiture privée ?

- Des éléments de ce genre qui, in fine, n’étaient pas nombreux et qui n’avaient pas l’ampleur que leur a donnée la ministre Vienne lors de certaines conférences de presse.

 

- Elle a grossi le trait ?

- Non seulement, elle a grossi certains faits - pour éviter que le débat se porte sur la faiblesse de son propre bilan et les insuffisances de son contrôle à l’Awiph-, mais c’est même allé plus loin que cela ! Mme Vienne a pris la liberté d’en rajouter une couche en relayant des rumeurs qui, de toute évidence, n’ont aucun fondement. Au cours d’une conférence de presse, le 23 novembre, elle a ainsi insisté lourdement sur un «voyage de trois semaines à Nice d'un membre du comité de gestion. En plein juillet, avec un véhicule de l'Agence.». J’imagine que ce type de déclaration a du avoir son petit effet dans l’opinion publique… Mais quelques jours plus tard, devant la commission du parlement wallon, M. Delhauteur déclarera à propos de ce prétendu scandale qu’il «ne dispose d’aucun élément attestant le voyage à Nice et qu’il s’agit pour le moment de rumeurs».  Entretemps, malheureusement le nom du bénéficiaire du voyage à Nice qui n’a jamais existé avait été publié dans la presse… Il s’agit de procédés indignes d’un ministre !

 

- Dans le cas des membres du comité de gestion, leur révocation a-t-elle été faite dans les formes ?

- Non. Bien sûr que non, dirais-je. On nage encore une fois en pleine confusion. La ministre a annoncé que trois personnes de ce comité étaient révoquées mais le sont-elles vraiment ?

 

- Comment cela ?

- Il se fait que la ministre a annoncé ces révocations lors d’une conférence de presse et cela avant même d’en informer le gouvernement. Or, le statut des  personnes concernées prévoit que si on veut les révoquer, il faut d’abord les entendre pour leur dire ce qu’on a à leur reprocher et qu’ils puissent se défendre. En d’autres termes, une fois encore, Mme Vienne a mis fort maladroitement la charrue avant les bœufs et elle a donné des armes à ces personnes pour qu’elles introduisent des recours au conseil d’Etat… Cette erreur était tellement flagrante que le chef de cabinet de Mme Vienne a tenté de la réparer en commission en prétendant que le gouvernement n’avait discuté que du «principe d’une révocation»… Et aujourd’hui, ces gens ne sont apparemment plus révoqués puisqu’ils ont encore été convoqués au comité de gestion de l’Awiph en date du 21 décembre. Pour illustrer un peu encore cette politique du flou artistique, on ajoutera que, selon l’un des membres «révoqué» du comité de gestion, celui-ci aurait reçu le conseil de la ministre de se représenter comme candidat à sa succession dans quelques semaines. Bien sûr, Mme Vienne prétend elle qu’elle ne lui aurait pas dit cela mais quelque chose m’incite à ne plus la croire sur parole…

 

- A vous suivre, le bulletin de Mme Vienne n’est donc guère brillant ?

- Il suffit de regarder les résultats de son action : pas de contrat de gestion, pas de contrôle pendant deux ans et demi de l’Agence et des mises en causes maladroites. Aujourd’hui qui dirige l’Awiph? Le paquebot n’avait déjà plus de cartes, maintenant il n’y a même plus de capitaine à bord. Plutôt que de résoudre des problèmes, Mme Vienne en a créé de nouveaux… D’ailleurs, des sources internes à l’Awiph me font aussi savoir que des pratiques qui avaient été éliminées sous la précédente législature sont réapparues sous l’ère Vienne. Je veux parler de recrutements partisans de contractuels… Cela dit, je lui donnerais tout de même trois sur dix parce que je ne crois pas qu’il s’agisse d’une personne de mauvaise volonté. Mais visiblement, elle est dépassée par la situation. Cette fonction à laquelle elle a été placée par le président Di Rupo, sans aucune expérience préalable au sein d’un cabinet ministériel, ne lui convient visiblement pas. Elle devrait en tirer les conclusions, c’est d’ailleurs aussi ce que disent certains collègues du parti socialiste…

 

«Quatre jours d’enquête, cinq constats accablants»

Le vendredi 13 octobre 2006, Georges Rovillard est arrêté. Dès le lundi 16 octobre, le chef de cabinet de la ministre Vienne prend contact avec la «Cellule permanente de Contrôle de Gestion de l’Awiph, laquelle reçoit ordre de réaliser «dans l’urgence» une enquête administrative sur les frais de déplacements, de représentation et les voyages de l’Administrateur général. Enquête expresse, déjà terminée le vendredi 20 octobre. Et cinq constats accablants qui seront résumés dans une notre adressée au gouvernement wallon dès le 23 octobre :

-         «On doit s’étonner du caractère particulièrement élevé des avances consenties pour les frais de missions à l’étranger de l’Administrateur général et des personnes accompagnantes (…)».

-         «On doit également s’interroger sur la fréquence des déplacements à l’étranger de l’Administrateur général ainsi que sur sa capacité à concilier ces déplacements avec l’exercice normal de son mandat (…)»

-         «A cela s’ajoute notre interrogation sur l’opportunité et la destination de certaines missions ‘étrangères’ de l’Administrateur général (…). Par exemple, 8 missions ont été menées au Cap Vert entre juin 2001 et juillet 2006 alors qu’il s’agit d’un projet qui avait été, dès le départ, refusé par la DRI pour l’Agence et rejeté par le partenaire pressenti, l’Union des Villes et des Communes, pour la commune de Fontaine L’Evêque.(…)»

-         «Il est constaté une absence systématique d’information préalable des organes de gestion de l’Agence sur la tenue de ces missions et une absence totale d’information ultérieure des mêmes organes sur leurs résultats.»

-         «Il est urgent pour le Comité de gestion de l’Agence et pour son bureau de revoir les modes de délégations de pouvoir à l’Administrateur général ainsi que les procédures en vigueur en matière de mission à l’étranger (…)».

Cette note du 23 octobre 2006 est signée par le chef de cabinet de Mme Vienne qui est aussi commissaire du gouvernement wallon au sein de l’Awiph. Ainsi que par Hervé Briet, le délégué du ministre Daerden au sein du comité de gestion de l’Awiph. Il faut donc en déduire qu’en quatre jours, ces deux collaborateurs zélés du PS ont découvert d’horribles choses qu’ils n’avaient pas vues auparavant… En deux ans et demi de mandat au sein de l’Awiph! 

 

21:01 Écrit par michelbouffioux dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

une petite infos pour un journaliste comme vous Je pourrais vous donner une bonne infos qui pourrait faire couler beaucoup d'encre chez les média !
Cela concerne la conservation des produit pharmaceutique auprès des grossiste même !!! Pour plus d'infos, é-mail ou 0495/538.097

Écrit par : Lecrenier | 07/03/2007

lawip service au handicapé lawip procure pas mal d'emploie pour des handicapés mais qu'el forme d'handicape on t'il,travaillieur qui on tout a faire tout les horizons avec,des salaires qui ne sont pas basé au commition paritaire du métier qu'il pratique,et surtout a mettre en état les sociètés de logement sociaux en conformiter de la nouvelle réglementation wallone,et un rithme or du rationnelle.

Écrit par : philippart alain | 26/04/2007

PREISENTE FEDERALE DE L'ORGANISATION DES FONCTIONNAIRES AUTONOME (syndicat agréé de la fonction publique) L'AWIPH a pris l'habitude de pratiquer le harcèlement comme mode de management et, le changement d'administrateur n'a rien changé aux violences échangées sur les lieux du travail. En outre, des "accidents deu travail" sont réfutés aux employés en évitant soigneusement que les agents puissent avertir leurs supérieurs. Quant les pauvres harcelés tentent d'avertir les hauts fonctionnaires de Charelroi, aucune main ne se tend vers eux. Cette administration perverse lance un regard indiférent et "amusé" sur les drames qui se jouent, chaque jour, dans le paysage du petit personnel, ainsi détruit. La terreur reègne, notamment à l'agence de Mons. Le moteur de vie de certains agents est irrémédiablement cassé. Et, quand les syndicalistes interpellent le directeur de Mons, il refuse toute tentative de négociation d'un mieux être sur les lieux du travail, en se disant "couvert" par sa hièrarchie. Voilà comment fonctionne, sur le plan du personne, une agence qui devrait être le fleuron des relations conviviales au sein des employés. Que penser des subsides accordés à l'AWIPH dont les cadres ont si peu de visées administratives qu'ils passent leurs huit heures de prestations à des jeux pervers et destructeurs, émaillés d'injures, de ragots, de discrédit à l'encontre des braves personnes qui, elles, tentent de travailler ?
L'AWIPH ne peut continuer à ronronner, même sous l'égide d'un administrateur provisoire. Un audit en matière de management doit être ordonné par la Ministre Vienne, qui est mise au fait de toutes ces pratiques honteuses. Va-t-elle seulement réagir face à l'utime et désespèré appel à l'aide de deux employées de Mons, qui, au quotidien, vivent la maltraitance ?

Écrit par : DECEVRE Danièle | 26/05/2007

bjr la secrétaire au bureau de Mme Vienne, je suis étudiant au CESA centre d'Enseignement pour adultes dans le cadre de notre travail en groupe nous avons de question a poser concernant l'assistante sexuelle des personnes handicapées merci bonne compréhension

Écrit par : YAKOBO | 07/02/2014

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