02/01/2007

Faux JT de la RTBF (211206)

Entretien publié dans l'hebdomadaire "La Libre Match", le 21 décembre 2006

 

imagesCAE3ABGXFrançois De Brigode reçoit «La Libre Match» au lendemain de l’émission qui a fait paniquer les Belges

 

«Aux gens qui ont été choqués, je présente mes excuses… On ne le refera plus comme cela!»

 

Mercredi 13 décembre 2006, 20 heures 21 : la télévision publique belge interrompt brutalement ses programmes. Une mire apparaît brièvement à l’écran avant de laisser place au présentateur vedette du journal télévisé de la RTBF. Installé dans le studio habituel du JT, François De Brigode a la mine grave et il annonce une nouvelle stupéfiante : «Le Parlement flamand vient de voter la sécession de la Flandre. Le Royaume de Belgique n’existe plus!». Des journalistes présents qui devant le palais royal, qui devant les différents parlements du pays confirment «en direct». Le Roi aurait fui à l’étranger, les ministres sont en réunions de crise. D’autres reportages recensent les premières réactions politiques et témoignent des premiers signes de désorganisation et de panique dans le pays. Ils sont ponctués par les commentaires du directeur de la télévision qui a rejoint François De Brigode sur le plateau du journal pour analyser l’évènement à chaud…

 

Tout ceci n’est bien sûr qu’une fiction… Mais 80 à 90% des téléspectateurs, parmi lesquels des hommes politiques de premier plan, des ambassadeurs et des correspondants de presse étrangers tombent dans le panneau. Une demi-heure après le début de cette émission très spéciale, la RTBF lève enfin toute ambiguïté sur la nature du son programme en insérant un sous-titre dans l’image : «Ceci est une fiction». Le choc est immense dans toute la Belgique, comme la polémique qui s’en suit. Certains crient au génie en estimant que la chaîne publique a réveillé les citoyens à propos d’une thématique institutionnelle qu’ils ont tendance à bouder. D’autres n’ont pas de mots assez fort pour condamner une faute déontologique inacceptable.

 

Nulle part ailleurs dans le monde un journal télévisé n’avait osé cela. Qu’en dit l’un des acteurs principaux de ce moment qui marquera l’histoire de la télé ? François De Brigode a reçu longuement « Match» à son domicile bruxellois. «Je suis sous pression mais je reste serein», confie-t-il avant de démarrer cet entretien vérité.  

 

- La Libre Match : Pour commencer, une question à choix multiple. Au surlendemain de la présentation de ce «faux journal», vous nous diriez : A) que vous êtes fier; B) que vous avez des regrets C) que vous avez du mal à définir ce que vous ressentez ?

- Je choisis la réponse «c». J’ai du mal à mettre des mots sur mon état d’esprit actuel. D’une part, j’ai la conviction d’avoir fait œuvre utile en participant à cette émission spéciale… Dans le même temps il est évident que je ne reste pas insensible au constat qu’un certain nombre de téléspectateurs aient été quelque peu choqués. Je ne veux pas éluder ce problème. L’émotion suscitée par ce programme doit être à l’origine d’un questionnement. Vous ne m’entendrez jamais dire que nous sommes des génies qui ont réinventé la télé. Qu’on a eu raison à 110% de faire ce qu’on a fait. Je reste ouvert à une discussion qui sera, à mon avis, encore longtemps débattue à la RTBF… Et dans les écoles de journalisme.    

 

- Faut-il comprendre que vous craigniez d’avoir dérapé ?

- Réfléchir avec modestie sur le travail que l’on a réalisé, cela ne veut pas dire qu’on veut tout jeter à la poubelle! Le but de l’émission était de faire comprendre aux Belges que le débat sur l’avenir de leur pays ne devait pas être réservé à un cénacle fermé. En leur annonçant que la Belgique n’existait plus, ils ont été mis en situation. Ils ont pu appréhender toute la dimension concrète d’une question qui leur semble parfois barbante, voire même irréaliste. On voulait produire un électrochoc ! De ce point de vue là, personne ne pourra dire que nous avons raté la cible ! Par conséquent, si c’était à refaire, je le referais… Mais autrement.

 

- «Le refaire, mais autrement.», c’est un peu alambiqué comme formule ! 

- Je veux dire qu’on ne le refera plus comme cela !

 

- Cette émission, c’était donc un «one shot». Une expérience qu’on ne reproduira plus jamais à la RTBF ?

- On peut dire cela comme cela. En tous cas, à l’avenir, un recours éventuel à la fiction devra être mieux balisé.

 

- En clair, si c’était à refaire ?

- Si c’était à refaire, je m’assurerais que les indications données aux téléspectateurs pour leur faire comprendre qu’il s’agit d’une fiction inspirée de la réalité viendraient plus vite et plus clairement. Les sous titre - «Ceci est une fiction» -  apparaîtrait après moins de dix minutes. Des artifices de décors seraient ajoutés pour que le studio ne soit plus la copie conforme de celui du vrai JT… Pour autant, je ne regrette rien, sauf d’avoir blessé certaines personnes. J’assume en soulignant que c’est aussi l’aspect provocateur et déstabilisant du programme de mercredi dernier qui a permis de redonner toute son importance à un débat essentiel. Si on avait choisi une forme d’émission classique pour parler de la possible disparition de la Belgique, je ne suis pas certain qu’on serait parvenu à intéresser autant les gens.   

 

- Un journalisme politique pratiqué dans les règles de l’art serait-il devenu inaudible pour une bonne partie de la population ?

- J’entends souvent dire dans des réunions de rédaction que la politique, l’institutionnel, c’est quelque chose d’embêtant; Que les gens ne suivent plus… Moi, je trouve que ce sont des matières essentielles. A partir d’un certain moment, il faut se poser la question de savoir par quel moyen on va réinterresser les citoyens. C’est ce qu’on a fait avec une démarche, il est vrai, quelque peu provocatrice. Une forme accrocheuse certes, mais dans le but d’alimenter une réflexion de fond. N’est-ce pas ce que vous faites aussi dans la presse écrite en cherchant des titres interpellant qui donneront envie de vous lire ? Je ne suis pas en train d’affirmer qu’on a été génial et qu’on a eu tout juste. Sincèrement, je continue à me poser des questions.

 

- Il semble que les personnes qui ont construit cette fiction n’aient pas pesé l’ampleur de l’émotion qu’elle susciterait dans la population. C’est aussi votre cas ?

-Je dois bien reconnaître que oui. Certes, je m’attendais à ce que cette émission fasse du bruit, à ce qu’elle suscite une réflexion, des réactions, voire même une polémique. Mais là, cela a pris des proportions inimaginables! Tout le monde en parle en Belgique mais aussi à l’étranger. Cela dit, il faut tout de même insister sur le fait que l’émotion n’a pas été pas que négative. Le soir même de la diffusion, le standard de la RTBF a reçu trois types d’appels. Dans un premier temps, c’est vrai, il y avait surtout eu des gens très en colère. Certains s’étaient sentis piégés et cela les avait vexés.  D’autres avait vraiment cru que la Belgique avait disparue et cela les avait causé une sorte de traumatisme. Dans une seconde vague d’appels, les choses se sont nettement calmées. Il y avait plus de personnes qui se disaient interpellées et qui nous posaient des questions mais aussi des téléspectateurs qui avaient décodé notre intention et qui nous félicitaient de notre audace. Il semble, en définitive, que c’est plutôt ce courant de sympathie qui est en train de l’emporter.  

 

- Comment est né le concept de cette émission très spéciale ?

- C’est une idée déjà vieille de deux ans ! Elle a germé dans l’imagination de Philippe Dutilleul, un réalisateur de la RTBF qui vient d’ailleurs de publier un livre sur ce même thème de l’explosion du pays (1). Avant d’arriver à la diffusion du 13 décembre, il y a donc eu une très longue réflexion qui a été accompagnée d’un travail de recherche journalistique approfondi.

 

- L’intention était bien que les gens croient être dans la réalité pendant quelques minutes ?

- Oui, c’est exact. C’est une responsabilité que l’on doit assumer totalement. Je n’aime pas tellement le côté prétentieux de l’expression mais disons que, de la sorte, on voulait «réveiller les consciences»…  

 

- Mercredi dernier, devant leur poste de télévision, des gens ont pleuré… Et pas uniquement des anciens combattants. D’autres, dit-on ont eu des malaises. Beaucoup ont paniqué. Cela vous met-il mal à l’aise ?

- Si des gens ont eu à souffrir de cette émission, je ne peux que leur présenter mes excuses. Et je leur assure qu’elles sont sincères. Mais attention aux rumeurs! On a parlé de malaises, de gens qui se seraient retrouvés à l’hôpital… A ma connaissance, il y a eu de l’exagération. Personne n’est mort d’une crise cardiaque en regardant la RTBF mercredi soir.

 

­- Encore heureux !

- Je vous assure que si on avait provoqué un décès, j’aurais plaidé coupable! Cela étant, il faut aussi souligné ce qui est positif. Désormais, la majorité des appels de téléspectateurs visent à nous féliciter : « Merci de nous avoir fait réfléchir !».

 

- Si on va dans ce sens-là, peut-être qu’un certain nombre d’entre eux déduit que les présentateurs de JT et la télé en général ne racontent pas que des «vérités» ?

- C’est un acquis de plus ! Si après cette expérience, des gens regardent la télé et consomment leur info avec plus de distance critique, on aura parfaitement rempli notre rôle de service public. La presse n’est pas infaillible, il faut multiplier ses sources d’informations, recouper… C’est un réflexe démocratique.

 

- Dans cette histoire, vous n’êtes que «l’homme-tronc» qui a lu des textes sur un prompteur?

- Pas du tout ! En plus d’une importante contribution éditoriale, j’ai aussi pris part à la réflexion sur les conditions de diffusion. Par exemple, je me suis opposé à ce que la fausse interruption de programme ait lieu en plein milieu du journal télévisé de 19 heures 30 ! Tant qu’à parler des circonstances qui ont présidées à la réalisation de cette émission, je voudrais être tout à fait honnête en ajoutant que des journalistes de la RTBF n’étaient pas d’accord avec sa mise sur antenne. Certains d’entre eux ont aussi décliné l’offre qui leur avait été faite d’y participer. Ils estimaient qu’en tant que professionnels de l’information ce n’étaient pas leur rôle de s’insérer dans un programme qui pouvait entraîner une confusion entre fiction et réalité. Mon avis à moi, c’est que si le but recherché est noble, il peut être utile de faire exceptionnellement appel à des formes de communication provocatrices. Créer un débat conforme à l’intérêt général, c’est bel et bien une mission de service public. Et puis, j’entends souvent dire de la RTBF qu’elle est un peu aseptisée, prévisible, professorale, voire même sclérosée. Ici, on a été innovants, didactiques et très concrets !

 

- Tout le monde n’est pas de cet avis. Par exemple, le ministre-président de la Région bruxelloise, Charles Picqué estime que «l'objectif de réflexion de la population n’a pas été atteint dans la mesure où les gens ont été soit émus, soit bouleversés et en tout cas distraits par l'hypothèse que l'on n'était dans le réel»…

- C’est un avis que je ne partage pas du tout. Le 13 décembre, il y a eu plus de deux heures d’émission et l’ambiguïté sur la fiction a été totalement levée après une demi-heure. Ce qui a encore laissé le temps aux téléspectateurs qui auraient été troublés par la première partie de découvrir de nombreux reportages fouillés suivis d’un débat en direct qui recadrait le tout. Les relevés d’audience confirment que la plupart des gens ont fait ce choix-là. Ils regardaient encore la RTBF bien après que la mention «ceci est une fiction» est apparue à l’antenne.

 

- Le jeudi soir, c’est vous qu’on retrouve aux commandes du JT de 19 heures 30 consacré en grande partie à la polémique créée par l’émission du jour précédent. Etait-ce bien votre place ?

- Je ne vois pas où se situe le problème dans la mesure où avec la plus grande rigueur, toutes les opinions et peut-être plus encore celles de nos plus grands détracteurs ont pu se faire entendre dans ce JT.

 

- Et si le vrai but de la RTBF n’avait été que de faire de l’audience ?

- Non, c’est totalement faux! Si on avait voulu attirer le spectateur sur ce concept de docu-fiction, on aurait pu faire appel à des techniques de marketing pour en renforcer l’impact. Là, on n’a fait que débarquer subitement dans un programme.

 

- Mais en faisant de la pub, vous perdiez l’effet de surprise. Autrement dit l’arme fatale de votre édition spéciale…

- Il y a des techniques publicitaires qui aurait pu contourner cet obstacle… Mais peu importe parce que la RTBF n’a utilisé aucun instrument de ce type.

 

- Connaissez-vous la déclaration internationale des droits et devoirs des journalistes ?

- Oui, bien entendu.

 

- L’article 1er de cette déclaration dit que «le journaliste s’engage respecter la vérité, quelle qu'en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce en raison du droit que le public a de connaître la vérité»… En diffusant sciemment de fausses infos, n’avez-vous pas commis un grand écart déontologique ?  

- Mais mon métier, c’est de dire la vérité ! On était dans un scénario du possible!

 

- Vous avez seulement levé le masque après trente minutes!

- Sur une émission qui fait deux heures, je le rappelle. Et puis, le journaliste a un autre devoir, c’est celui de décoder, d’expliquer. Et c’est que l’on a fait en disant au gens : «Voilà ce qui pourrait se passer».

 

- Vous avez plutôt dit : «Voilà ce qui se passe»…

- Bon, je peux comprendre que l’on nous reproche l’utilisation de la fiction. Mais ce que nous montrons est plus que de l’ordre du possible. Les revendications séparatistes de la Flandre, ce n’est tout de même pas de l’imagination pure! Dans quelques mois, après les élections législatives, on sait qu’il y aura de nouvelles négociations institutionnelles qui seront particulièrement dures.

 

- De là à ce que le parlement flamand proclame son indépendance…

- J’en conviens. Si on arrive au séparatisme, cela ne se fera sans doute pas de manière aussi brutale. Mais peu importe ! Le scénario que nous avons imaginé permettait d’attirer l’attention dans un premier temps. Et dans un second temps de proposer des reportages qui expriment nombre de vérités. Sur les fantasmes d’une certaine Flandre, sur les conséquences politiques, sociales et économiques qu’auraient la disparition du pays. De telle sorte que je reste convaincu que nous avons rempli notre mission de service public.

 

- De nombreuses personnalités belges ont été interviewées dans le cadre de ce faux JT. Savaient-elles dans quelle pièce elles jouaient ?

- Le secret a été bien gardé. A ma connaissance, ces personnalités n’étaient toutes pas au courant du contexte précis de notre projet.

 

- Parmi les hommes politiques qui sont apparus dans les reportages, il y avait notamment le sinistre Filip Dewinter, leader du Vlaams Belang. Aujourd’hui, il se vante d’avoir été dans la confidence… La RTBF a-t-elle pactisé avec le diable ?

- Mais non ! On n’a rien négocié avec ce type. Il en rajoute une couche pour faire du tort avec la RTBF parce qu’il sait que les journalistes de la chaîne publique francophone dénoncent régulièrement ses discours de facho haineux et raciste.

 

- N’avez-vous pas rompu le cordon sanitaire en lui donnant la parole ?

- Ceux qui nous accusent de cela se trompent lourdement. Il y a une règle à la RTBF, c’est de ne jamais faire intervenir l’extrême droite dans les émissions de débat télévisé, dans les flashs spéciaux et dans les JT. Ici, on était dans le cadre d’une fiction et certainement pas en direct. On n’a donc pas violé nos règles internes. L’intervention cadrée de Dewinter s’imposait dans la mesure où, côté flamand, cet homme est l’un des chantres du séparatisme.

 

- Et aujourd’hui, il vous félicite…

- Cela relève aussi d’une logique de déstabilisation de la RTBF. Ses félicitations, je le jette à la poubelle tout autant que son projet politique.

 

- Tout de même, ne craignez-vous pas d’avoir mis en péril la crédibilité de l’information de service public. La prochaine fois que vous ferez un «flash spécial», on s’interrogera…

- Mais, encore plus après ce qui vient de se passer, les gens seront encore plus à même de faire la distinction entre fiction et réalité. Je vous l’ai dit : de toute manière, il est exclut de recommencer une telle expérience. En tous cas, à l’identique. Je soulignerai aussi que depuis cette émission, les téléspectateurs ne se sont pas pour autant écarté du JT de la RTBF. L’audience, et donc la confiance, sont toujours là.

 

- Au moins pendant quelques minutes, 80 à 90% des téléspectateurs, parmi lesquels des hommes politiques, des correspondants de presse étranger et mêmes des ambassadeurs en poste à Bruxelles sont tombés dans le panneau. Cela fait de vous un homme extrêmement puissant !

- Personnellement, je fais ce métier avec beaucoup de recul. Mais c’est vrai que cette expérience invite aussi à une réflexion sur la puissance des médias… Il y a aussi une vertu pédagogique dans ce qu’on a fait. En tous les cas, je me dis que si les gens y ont cru parce que le sujet était bien choisi. Si on avait annoncé une fonte brutale des glaces à cause du réchauffement climatique, je ne suis pas sûr que cela aurait produit le même effet.

 

- «Irresponsable», «inadmissible», «détestable», «canular de mauvais goût », « sensationnalisme», «indignation», les réactions du monde politique ont été féroces… Comment recevez-vous cela ?

- Je ne peux pas dire que cela me fait plaisir. Ayant beaucoup de considération pour le personnel politique qui est composé de personnes responsables et intelligentes, j’estime que de telles remarques pertinentes invitent à une remise en question.

 

- Vous avez bien dit «pertinentes» ?

- Oui puisqu’elles viennent de personnes intelligentes. Cela dit, il y a des contre arguments que je veux défendre. J’en ai évoqué certains durant cette interview mais pour le reste, je ne vais pas dialoguer avec ces personnes par média interposé.

 

- Mais vous avez bien votre petite idée sur la virulence des réactions politiques ?

- C’est le droit des hommes politiques de réagir comme cela puisque la RTBF n’hésite pas à les mettre sur la sellette quand ses journalistes constatent les dérapages de certains d’entre eux. Je crois que tout cela va se dépassionner dans les prochains jours et que l’on parlera plus du débat de fond : quel avenir pour ce pays ?

 

- Elio Di Rupo, le président du PS vient d’ailleurs d’appeler à une rencontre de tous les présidents de parti francophones sur ce thème. Quelque part, vous provoquez donc le débat de fond que vous souhaitiez. Mais dans le même temps, cela pourrait donner crédit à certains hommes politiques flamands qui accuse la RTBF d’avoir participé à une manœuvre orchestrée par le PS pour caricaturer les aspirations du nord du pays à une nouvelle réforme de l’Etat ?

- Ca c’est de la théorie du complot ! Le PS ou n’importe quel autre parti n’a rien à dire dans notre rédaction. On a travaillé en toute indépendance sur cette émission. Tout le monde a bien pu constater les réactions indignées de certains ministres PS après sa diffusion !

 

- Peu avant notre rencontre, une dépêche de l’agence Belga vient d’annoncer que vous êtes viré de la RTBF. Votre réaction ?

- Je suppose que c’est une fiction!

 

- Bien entendu. En fait, la dépêche annonce que le conseil d’administration de la RTBF déplore que des «erreurs» ait été commises mais qu’il ne prendra aucune sanction. Soulagé ?

- Soulagé, oui. Mais ce qui me réjouit le plus, c’est que ce communiqué incite aussi au débat interne sur l’info. C’est une bonne chose pour l’avenir de la RTBF.

 

 

 

14:38 Écrit par michelbouffioux dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

cela m'a bien fait rire J'ai beaucoup apprécié la réaction a chaud d' Elio Di Rupo qui disait que la crédibilité des journalistes était mise en cause après cette émission..... Les hommes politiques nous mentent tous les jours et pourtant les belges votent toujours pour les mêmes.... mais peut être que les belges n'ont pas vraiment le choix de voter pour d' autres politiciens et donc le mensonge des politiques n'a pas vraiment d'importance

Écrit par : Lemeunier Pierre | 06/01/2007

dire non je voulais vous plusieur chose 1 je suis une fille agée de 12 ans 2 je vous demande comme vous etes un jornaliste connu vou demander de faire un article pour etre contre la pollution tout le monde dit on va mourrir dans 50 ans mais personne ne fait jamais rien mais pas cas la pollution mais aussi contre la torture j aimerai changer le monde que le declic dans la ete des gens fasse comme moiet qu il arrete de jeter leur crasse je voudrais telement vous save mais une fille de 12 ans ne sais rieb faire mais comme vous vous avez le pouvoir ecriver un article mais rien que pour moi mais pour tout ceux qui veleu voir leur petit petit petit enfant (si il vive toujours ) et pour ceux comme nous les enfants ne plus avoir de guerre dans le monde plus de guerre mais la paix voila ce que je voulais vous dire et svp je prend linitiative de vous ecrire alors svp publier un article non pas pour que je passe dans le journae mais pour luniver et ceux qui meurre de faim aurevoir je vous le demande avec gentillesse

Écrit par : lorcé | 13/01/2007

Je réagis tardivement à cet article, je ne connaissais pas ce blog.
Pour ma part, je ne jetterai pas la pierre à la RTBF.
Il nous faut en tirer les leçons...
1- ne pas croire tout ce que l' on voit à la télé.
2- je pense que la majorité des belges ont été choqués, il faut donc croire que certains
politiques sont plus pour le séparatisme que les citoyens. Ce qui est rassurant, non ?

Écrit par : Régine Michel | 12/03/2007

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