25/02/2006

Marc Wilmots (160206)

Entretien publié dans l'hebdo belge Ciné-Télé Revue, le 16 février 2006

 «J’ai mal à mon foot»

Rencontré à son domicile, dans la région de Jodoigne, l’ancien capitaine des Diables Rouges parle avec franchise du scandale des matchs truqués mais aussi des maux dont souffrent le foot belge et international depuis plusieurs années.

 

 

- Dans le monde du foot belge, dès que l’on aborde des questions qui dérangent (argent, matchs truqués, dopage…), il est très difficile de trouver des joueurs qui osent mettre les pieds dans le plat. Faut-il en déduire que tout va pour le mieux dans le meilleur de monde ou doit-on se rendre à l’évidence qu’une certaine omerta pèse sur ce milieu que vous connaissez très bien ?

- Il faudrait être sacrément myope pour oser dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes! En tant que sportif, c’est d’abord en termes de résultats que les choses me tracassent. Désormais, les Diables Rouges sont soixantième dans le classement mondial. C’est catastrophique. On vient de la seizième place et aujourd’hui on a la même cote qu’un pays comme le Togo! Malheureusement, les dernières campagnes européennes de nos clubs ne sont guère plus rassurantes… Notre foot est malade, c’est clair. Est-il en plus miné par la corruption ? Franchement, je suis tombé de ma chaise en découvrant la récente actualité. Il est clair qu’on ne peut balayer ce qui a été dénoncé d’un revers de manche. Quand il s’avère que des personnes parient des sommes folles sur certains matchs belges dans les bureaux de bookmakers chinois, cela pue. C’est ce que je retiens surtout des investigations menées par les journalistes de la VRT : il y a un problème quelque part et la crédibilité du foot en Belgique nécessite que la justice fasse la lumière au plus vite. Dans le même temps, je suis aussi très interloqué par les méthodes employées par la presse. Je le réaffirme : je suis d’accord à 100% pour que l’on mette le doigt là où cela fait mal; La corruption, c’est intolérable… Mais dans le même temps, j’ai l’impression que l’on tire sur tout ce qui bouge. Des noms de joueurs et d’entraîneurs sont jetés en pâture à l’opinion sans le moindre discernement. La dignité des personnes accusées n’a donc aucune importance?

- Il n’y aurait que des «innocents» qui ont été mis en cause?

- Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas! Moi, je ne sais pas qui a pu tremper ou pas dans d’éventuelles trucages de matchs. Ce que je déplore, c’est que certains noms sont balancés sans la moindre preuve, sur base d’analyses discutables d’images de match ou de discussions de café d’un témoin – au départ anonyme- qui m’a l’air d’être beaucoup plus prudent depuis qu’il témoigne à visage découvert. C’est beaucoup trop léger pour risquer de casser la carrière de certains joueurs.

­- On parle notamment de Dusan Belic, l’ex-gardien de Saint-Trond. Vous l’avez bien connu quand vous étiez l’entraîneur de cette équipe ?

- C’est un très bon exemple. On nous montre des phases où il a commis des erreurs. De là à dire que celles-ci étaient volontaires, il y a tout de même une marge. Tout cela me semble très subjectif. Je connais bien ce gardien et j’ai du mal à concevoir qu’il ait pu tremper dans une quelconque magouille. Je rappellerai tout de même un principe de base que tous les entraîneurs répètent à leurs joueurs : quand on encaisse un but, c’est toujours qu’il y a eu une erreur quelque part. Et des erreurs grossières, cela se voit souvent sur les terrains de foot. A chaque fois qu’un joueur se placera mal ou qu’il trébuchera, faudra-t-il dorénavant ouvrir un dossier de corruption au parquet de Bruxelles?

- N’empêche que les matchs dont on analyse les images sont aussi ceux qui ont fait l’objet de mises étonnamment élevées… 

- Tout à fait d’accord. Je ne cherche pas du tout à éluder ce problème-là. Pour autant, à ce stade, personne ne sait prouver que c’est tel ou tel autre joueur qui devrait être mis sur le banc des accusés. Encore une fois, on tire dans le tas, on bombarde tous azimuts et tant pis s’il y a des victimes collatérales. C’est vraiment scandaleux. Des familles vont être détruites. Je crains que tout cela débouche sur une guerre larvée entre le monde du foot et celui de la presse.

­- Ce qui nous ramène à la question de départ : on en arriverait pas là s’il n’y avait pas une certaine omerta dans le milieu du foot ?

- Ceux qui savent des choses, ceux auxquels on a fait des propositions malhonnêtes doivent parler, je vous l’accorde. Je dirais même que c’est tout à fait essentiel. S’ils aiment ce sport, c’est la seule manière d’assurer son avenir. Ils doivent aussi le faire pour leurs collègues qui ont à souffrir d’accusations injustifiées. C’est les pommes pourries qui doivent être retirées du panier. Ni plus, ni moins. J’applaudi des deux mains la démarche d’un Laurent Wuillot qui a osé révéler avoir été l’objet d’une tentative de corruption alors qu’il jouait encore au Brussels. Dans le contexte actuel, il me semble assez logique de penser que d’autres joueurs pourraient avoir des confidences du même genre à formuler… Dans un cas précis comme celui de Wuillot, on pourrait aussi souligner l’aspect positif de l’histoire : on lui a proposé 200.000 euros pour contribuer à la défaite de son équipe. Croyez-moi par rapport au salaire qui devait être le sien à l’époque, c’était certainement une très belle somme. Et bien non seulement il a refusé, mais son équipe a gagné! La tentative de corruption a totalement échoué.

- Ce qui prouve dans le même temps qu’il y a des corrupteurs actifs ?

- Qu’on les empêche de nuire, c’est crucial pour le foot belge. Mais ce n’est pas en canardant d’éventuels innocents qu’on fera avancer les choses. Au contraire même, les vrais corrompus peuvent avoir un intérêt à ce s’installe la confusion; A ce qu’on ne sache plus ce qui est vrai et ce qui est faux et que l’on mélange tout et tout le monde. Pour que finalement l’affaire finisse en eau de boudin. Maintenant, le contexte est ce qu’il est : on parle désormais de mafias et compagnie derrière tout cela, de pressions, de représailles… Je comprends que cela fiche la trouille à certains.

- De toute façon, la société Betfair a décidé de donner à la justice belge les identités de parieurs qui ont misé sur des matchs louches…

- Et il paraît que certains noms cités dans la presse, donc ceux de joueurs et/ou d’entraîneurs reviendraient dans cette liste de suspects. Si tel devait être le cas, je trouverais évidemment cela très perturbant… En tous cas, cela donnerait une base objective pour incriminer publiquement un certains nombres de personnes. Mon discours est clair : il ne faut faire aucun cadeau aux corrompus. Ces gens tuent le foot.    

- Comment vivez-vous toute cette affaire ?

­- Très mal. Je me suis battu pendant vingt ans pour le foot belge. J’ai joué à l’étranger et en équipe nationale avec l’idée de porter la réputation de notre pays le plus haut possible. J’étais très conscient des valeurs que je pouvais transmettre aux jeunes par mon exemple. Dans ma carrière, j’ai eu de nombreux contrecoups. On a parfois sous-estimé ma valeur. En équipe nationale, on n’était pas toujours les plus fort sur le papier mais on mouillait notre maillot sur le terrain. De tout cela se dégageait un message, une identité belge faite de courage, de travail, d’optimisme. Aujourd’hui, ces soupçons de corruption gâchent tout. Mais le pire, c’est qu’il y encore un mal plus profond à soigner de toute urgence.

- Lequel ?

- Permettez-moi de revenir un instant sur le terrain strictement sportif : j’estime qu’il y a un problème d’état d’esprit dans la génération actuelle. Ils n’ont plus la niaque! On dirait que quand ils jouent contre plus fort qu’eux, les internationaux belges partent perdant d’avance. Certains commentaires après de récentes contre-performances des Diables rouge m’ont sidéré. Quel défaitisme! Il faut un peu vous secouer, messieurs! Il y a quelques années, quand nous montions sur le terrain, même si on avait le Brésil, l’Allemagne ou l’Italie en face de nous, on jouait toujours pour gagner. Et on se disait que quoiqu’il arrive les adversaires rentreraient chez eux en ayant eu le sentiment que ces petit Belges savaient se battre jusqu’au bout de leurs limites. Ce que les autres font, nous savons le faire aussi. C’est avant tout une question de mentalité… J’ai mal à mon foot, je trouve cela regrettable de le voir évoluer comme cela. L’image du foot belge est en train de partir en c…

- Retour sur l’actualité et le dossier de la corruption dans le foot. S’étonner aujourd’hui que cela puisse se passer, n’est-ce pas un peu jouer au naïf ? Cela a toujours existé, non ?

- C’est vrai que quand on s’étonne à l’étranger de ce qui se passe en Belgique, c’est un peu gros. Il y a eu tout de même l’affaire de Marseille, celle de l’arbitre allemand qui faussait des matchs… Mon ami Emile M’Penza en a d’ailleurs été victime lorsqu’il jouait encore à Hambourg.    

- Et chez nous, il y a eu l’affaire Standard-Waterchei, celle de cet arbitre recevant un «prêt» du président d’Anderlecht en marge d’une demi-finale de coupe d’Europe etc…

- Celui qui prétendrait qu’il n’y a jamais rien eu serait un fameux menteur. Ces affaires sont là et il ne sert à rien de faire l’autruche. On sait que, malheureusement, il y a eu parfois des arrangements entre clubs. C’est un problème qui revient à la surface à chaque fin de saison quand il question de relégation. En tous cas, on se pose parfois des questions sur certains «copinages». Mais il faut voir aussi – et c’est fort bien- que beaucoup d’affaires ont été éventées et qu’il y a eu des sanctions. On ne supprimera jamais le caractère corruptible de certaines personnes. Dans tous les groupes humains, il y a nécessairement quelques brebis galeuses. En soi, ce n’est donc pas particulièrement préoccupant pourvu que les contrôles nécessaires se fassent et que les sanctions tombent. Ce qui se passe aujourd’hui me semble beaucoup plus préoccupant parce que les affaires de paris sur des matchs truqués impliquent des acteurs extrasportifs qui n’ont aucun intérêt pour le foot. Le seul mobile, c’est le fric pour le fric. Et les montants mis en jeu sont colossaux. En plus, il s’agit de personnes issues de milieux mafieux. On se demande jusqu’où ils sont prêts à aller…  

- Au regard de la potentielle gravité des affaires actuelles, ne trouvez-vous pas que l’Union belge de football réagit de manière très timorée ?

- Chacun son rôle. Il ne faut pas confondre la fédération avec la police judiciaire. Ce n’est pas l’Union belge qui pourrait mettre des gens en garde à vue ou perquisitionner chez des suspects. Elle peut entendre les personnes citées mais celles-ci, si elles sont coupables, peuvent encore lui raconter n’importe quoi. Cela dit, c’est vrai que la fédération est trop peu présente dans le débat. Elle devrait donner un message fort alors qu’elle donne parfois l’impression d’assister à ce qui se passe dans une position de spectatrice impuissante.  

- En ce qui vous concerne, avez-vous fait l’objet de propositions douteuses pendant votre carrière?

- Jamais personne ne m’a approché. Rien. Mais chacun sait dans le milieu du foot que je ne suis pas quelqu’un qui fait ce genre de choses. Ma ligne est claire, droite. C’est peut-être cela qui explique que je sois un peu moins présent dans ce monde en ce moment… En plus, on sait que je n’ai pas besoin d’argent. J’ai bien gagné ma vie pendant ma carrière. Je suis à l’abri de toute tentation.

- N’est-ce pas là l’un des nœuds du problème. Certains joueurs du championnat belge ou même des entraîneurs vivent parfois des situations financières relativement précaires…

- Dans notre championnat, il n’y a que 15% des joueurs qui gagnent vraiment bien leur vie. Même dans les grandes équipes, ce n’est pas le paradis financier que l’on imagine pour tout le monde. Il serait hypocrite de prétendre que quelqu’un à qui l’on propose de gagner un an de salaire en un match ne pourrait pas être au moins un peu tenté… C’est humain.

- Revenons à votre réponse précédente. Qu’est-ce qui explique que vous soyez «moins présent» dans le monde du foot en ce moment ?

­- Quand je vois ce qui est arrivé à un gars comme Emilio Ferrera… (Ndlr : il s’interrompt un instant…) Je crois qu’on est trop professionnel et que cela déplait à certains. Pourtant, à constater la décadence actuelle du foot belge, je crois que les dirigeants, les staffs techniques mais aussi les joueurs de ce pays devraient se poser quelques questions. On n’a jamais été aussi bas. Il serait tout de même temps d’assumer les choses. On est à un tournant ! Que l’on ose enfin se demander ce qu’on fait de mal !

- Et votre réponse, c’est…

- En Belgique, ce ne sont pas des gens du foot qui gèrent les clubs. En Allemagne, ces places sont occupées par des anciens joueurs. Chacun doit être à sa place. Ici, des personnes qui n’y connaissent rien ou pas grand-chose veulent influencer les compositions d’équipe, les choix stratégiques, les méthodes d’entraînement, les transferts. Et pourtant, certains de ces dirigeants qui ont beaucoup d’argent, comme celui que j’ai eu à Saint-Trond, savent à peine même qu’un ballon de foot est rond.

- Ce que vous dites illustre bien le constat que c’est l’argent qui, désormais, domine tout dans le foot ?

- Bien sûr que l’argent domine tout. C’est pour cela que la Champions league a été créée. Celui qui va gagner recevra 250 millions d’euro. C’est une réalité qu’on peut contester mais elle est là et il faut faire avec.

- De tels enjeux, cela n’ouvre-t-il pas la porte à des dérives ?

- Je ne suis pas naïf. Et d’ailleurs, je crois être concerné de très près par la question que vous posez. Souvenez-vous de mon but injustement annulé par l’arbitre Prendergast lors du huitième de finale de la Coupe du monde 2002 contre le Brésil…

­- Quoi, l’arbitre jamaïcain était vendu ?

- Je ne dis pas qu’il a reçu une enveloppe des Brésiliens. C’est plus subtil que cela. Certains arbitres ont aussi envie de faire une carrière internationale. Ils connaissent pertinemment bien les enjeux financiers qui sont gérés par la Fifa… Et c’est aussi de cette instance que dépend l’avenir de leur carrière… On peut revenir à mon but annulé contre le Brésil. Je l’ai marqué de la tête. Il y avait 24 caméras autour du terrain et aucune d’entre elles n’a permis de déceler que j’aurais commis la moindre faute. D’ailleurs, l’arbitre lui-même a admis à la mi-temps qu’il ne devait pas annuler cette action… Pourtant, il l’a tout de même fait. Pour comprendre sa décision, je crois qu’il faut regarder plus loin que le match proprement dit. A ce moment de la coupe du monde 2002, l’Argentine et la France étaient déjà éliminées. En termes de recettes et de sponsoring, la Fifa perdait déjà 200 millions de téléspectateurs. Imaginez la catastrophe que cela aurait été si les petits belges sortaient en plus le Brésil en huitième de finale! Qu’auraient dit Nike et d’autres sponsors ? Pourtant, ce jour-là, on était les meilleurs. Je n’ai jamais vu les Brésiliens regarder par terre comme cela! Disons que l’arbitre a bien senti l’évolution de ce match et qu’il a bien agi pour la suite de sa carrière. Plus tard, la Fifa a reconnu qu’il a fait une erreur. Ca n’avait plus beaucoup d’importance, c’était déjà du passé. Et on a retrouvé M. Prendergast à la Coupe des fédérations… Regardez encore le récent Egypte-Sénégal de la Coupe d’Afrique des nations. Un penalty gros comme une maison a été refusé aux Sénégalais à une minute du coup de sifflet final. Tout le monde l’a vu… sauf l’arbitre. Il est vrai que l’Egypte étant le pays organisateur, son élimination prématurée aurait été à l’encontre de la logique financière du tournoi. Ca, c’est le genre de choses qui peuvent dégoûter… Les joueurs travaillent pendant quatre ans pour préparer de telles compétitions. On y croit, on aime ce sport. Mais nous ne sommes que des numéros interchangeables et il est évident que l’économique prend toujours le dessus. En Amérique, on nous a fait jouer à midi, sous quarante degré… Ce n’était évidemment pas pour l’intérêt du sport, mais seulement pour que la Fifa puisse capitaliser un peu plus encore sur les droits télé.

- On a parlé tout à l’heure des joueurs en situation précaire, mais il y a aussi pas mal de clubs en division 1 qui ont du mal à joindre les deux bouts. Là aussi, il peut y avoir de tentation…

- C’est évident que ces clubs sont des cibles idéales pour les mafieux qui voudraient prendre leur contrôle et leur imposer des pratiques un peu spéciales. C’est bien pour cela qu’il ne doit pas y avoir de confusion des rôles. L’aspect sportif doit être laissé aux personnes compétentes, pas à des milliardaires qui se paient un club comme si c’était leur dernier jouet et qui veulent intervenir dans la stratégie ou dans les compositions d’équipes. Cela dit, on sait que des clubs ont été ainsi approchés en Belgique. Et pour ne prendre que l’exemple de Geel, ils ont refusé de marcher dans la combine.

- Oui mais on cite aussi le contre-exemple de La Louvière ?

- Sans preuve et avec les dénégations des dirigeants de ce club. Je ne peux pas juger. Je ne connais pas les tenants et aboutissants. Tout ce que je peux dire, c’est que vu mon expérience, j’ai du mal à imaginer que les trois-quarts des joueurs de cette équipe marcheraient dans ces combines. Moi, en tous cas, j’aurais pété les plombs si on avait essayé de m’imposer quelque chose de ce genre.

­- Truquer un match, c’est techniquement facile ?  

- Cela ne me semble pas si évident que cela, sauf à considérer que toute une équipe serait corrompue. Mais alors là, cela ne m’étonnerait que rien ne s’évente jamais. Mais bon, dans cette hypothèse, il faudrait aussi que l’entraîneur soit de mèche parce que sinon il constaterait tout de même que ses joueurs ne mettent pas le pied comme d’habitude, qu’ils se placent systématiquement mal, que le gardien laisse passer des ballons faciles etc… Ce n’est pas évident non plus du côté des joueurs : celui qui accepte un tel deal risque de perdre la confiance de ses coéquipiers et des supporters, de perdre sa place. N’étant pas un spécialiste de ce type de magouille, je n’exclus évidemment rien. Il faudra bien trouver une explication au fait que l’on a constaté des mises délirantes sur certains matchs. Et la justice se doit d’aller le plus vite possible. Elle doit mettre les grands moyens pour faire la clarté car le climat devient irrespirable. C’est la suspicion généralisée. Si elle perdure trop longtemps, les supporters n’iront plus au stade et les jeunes qui pourraient faire les talents de demain vont perdre confiance dans ce sport. Ce serait dramatique pour le football belge lui-même mais aussi pour le pays. Car l’une des vertus de cette discipline sportive est aussi d’avoir été jusqu’à présent un ferment qui réunit les Belges de toutes les communautés.

 

 

 

14:02 Écrit par michelbouffioux | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Où il a de l'argent, il n'est plus question de sport Le mot "sport" est galvaudé voire usurpé quand on parle de "professionnel". Il y à la un paradoxe. Sportif professionnel c'est un non-sens ! Á partir du moment où il y a du fric à se faire, l'esprit sportif disparait ! ça tombe sous le sens pourtant ! S'étonner de truquage dans ce milieu est bien hypocrite. Pourquoi les gens tricheraient s'il n'y a rien à gagner ? CQFD

Écrit par : Pol Silentblock | 19/02/2007

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