11/10/2005

 Affaire Pêcheux (290905)

Entretien publié dans l'hebdomadaire belge "Ciné-Télé Revue", le 29 septembre 2005

 

« On a laissé mourir mon frère comme un chien ! »

 

Lorsqu’un ressortissant belge se trouve en difficulté à l’étranger, il est sensé compter sur l’aide de nos ambassades et consulats. Mieux, dans des cas exceptionnels, lorsque par exemple un rapatriement d’urgence s’impose pour des raisons médicales, les ambassadeurs et consuls belges sont habilités à «avancer les fonds nécessaires». C’est ce qui est renseigné, noir sur blanc, par le site internet du ministère des Affaires étrangères. Lequel précise toutefois que «cette assistance n'est pas un droit mais une faveur»… Une «faveur» que la famille d’un Fleurusien de 33 ans a sollicitée au mois d’août et qu’elle n’a pas obtenue. Bloqué à Goa (Inde) dans un hôpital qui n’avait pas les moyens de le soigner correctement, Erwin Pêcheux n’a pas survécu. Sa sœur, Sylvie Pêcheux accuse : «On a laissé mourir mon frère comme un chien !».   

 

- Qui était votre frère ?

- Erwin avait 33 ans. Il voyageait depuis l’âge de 19 ans. Découvrir la terre, d’autres cultures, des gens différents, c’était sa passion. Un peu rebelle, il refusait de se fixer quelque part dans une petite vie bien rangée qu’il aurait trouvée trop conformiste. Début des années nonante, tout de suite après son service militaire, il est parti aux Etats-Unis. Los Angeles, San Francisco, Las Vegas… Pendant les douze ans qu’il a passés aux ‘States’, au gré des petits boulots qu’il trouvaient à droite et à gauche, Erwin a beaucoup bourlingué. C’était quelqu’un des très affable, il avait le don des langues et il s’était fait de nombreux amis, principalement dans la Cité des Anges. Ces derniers lui avaient parlé de l’Inde, du choc culturel qu’il éprouverait en se rendant là-bas. En 2003, il est donc revenu en Belgique afin d’économiser pour son périple suivant : six mois dans le pays des Maharadjas.

 

- Quand s’est-il envolé pour l’Inde?

- A la fin avril 2005. Comme il en avait l’habitude, il est parti seul. Pour unique bagage, il avait son sac à dos. Avec sa mentalité d’aventurier, il voulait vivre comme les gens de là-bas. Cela ne veut pas dire qu’il était déraisonnable. Erwin avait assuré ses arrières : il avait sa carte visa, il était équipé pour communiquer par mail avec la Belgique, il était en ordre de mutuelle s’il lui arrivait un pépin. Pendant les trois premiers mois de son voyage, il a séjourné dans le Cachemire, puis il est allé à Bombay et enfin à Goa. On avait des contacts par email et par téléphone toutes les semaines. Et puis, en juillet, ses ennuis ont commencé : il s’est blessé au pied droit.

 

- Cela semblait grave ?

- Non. Il avait une plaie mais il était soigné par un médecin et il ne s’inquiétait pas particulièrement. Dans les jours qui suivants, on voyait sur les photos qu’il envoyait que son pied semblait se rétablir... Toutefois, entre la dernière semaine de juillet et la première semaine d’août, il n’a plus envoyé le moindre mail. J’ai trouvé cela bizarre. Il fallu attendre le dimanche 7 août pour qu’il redonne de ses nouvelles. Il me téléphonait de l’Apollo Victor, un hôpital privé situé Goa. Il s’y était rendu parce qu’il ressentait à nouveau une douleur au pied. Il m’a laissé un numéro de téléphone où je pouvais le joindre. Le lendemain, j’ai donc essayé de l’appeler. Sans succès. Au bout de multiples tentatives, je suis tombée sur un médecin qui m’a dit qu’Erwin se trouvait dans un hôpital d’Etat, le GMC (Goa Medical College).

 

- Quelle raison était invoquée pour justifier ce transfert ?

- Le médecin m’a expliqué qu’Erwin souffrait d’une grave infection et que le GMC disposait d’une unité de microbiologie qui pouvait le soigner de manière plus efficace. Il évoquait aussi le risque d’une amputation. La situation était d’autant plus inquiétante que mes tentatives de contacts téléphoniques restaient vaines. J’ai alors demandé l’aide du ministère des Affaires Etrangères lequel m’a mis en rapport avec Oswald G., un membre de l’ambassade de Belgique à New Delhi.   

 

- Quand parvenez-vous à enfin recevoir des nouvelles d’Erwin ?

- Le jeudi 11 août, au petit matin, via un email d’Oswald G. : «L'état de santé de votre frère est alarmant: il souffre d'un 'deep vein thrombosis' avec un embolisme présumé, du fait d'une infection au pied droit. Cette situation s'est aggravée par des problèmes respiratoires. Il sera mis sur 'ventilateur'. Le danger est présent que l'infection se répande vers le cerveau, ce qui pourrait provoquer un coma. (…) Un rapatriement médical d’urgence est indiqué» L’ambassade me demandait donc de vérifier si Erwin était couvert par une assurance rapatriement. «Sinon», précisait-elle, «il sera nécessaire de trouver les fonds nécessaires à son rapatriement auprès de votre famille.»  Ma mère a immédiatement pris contact avec la mutuelle d’Erwin. Il était en ordre mais on lui a signifié sans ménagement que mon frère ne serait pas rapatrié! Bien que n’était précisé nulle part dans les documents reçus de la mutuelle, son assurance rapatriement n’était plus valable après plus de trois mois de séjour à l’étranger.

 

- Vous étiez donc dans une impasse ?

- C’était d’autant plus la panique que ce jeudi 11 août, Erwin m’a enfin appelé du GMC Hospital. Il m’a dit qu’il fallait absolument venir le chercher. Craignant d’être amputé, il était très angoissé. C’est la dernière fois que j’ai parlé à mon frère… (Ndlr : Elle s’arrête un instant) J’ai donc décidé de me rendre en Inde. Malheureusement, il y avait des grèves à l’aéroport de Londres et le premier vol ne partait que le dimanche. Entre temps, l’ambassade belge m’a signalé que ce serait désormais le consul belge à Bombay, Herman M. qui s’occuperait de mon cas. Le jeudi après-midi, il me confirmait par mail que : «Le meilleur serait que quelqu'un vienne chercher votre frère et le ramène en Belgique.» Mais, dès le vendredi, ayant appris que mon frère n’était plus couvert par son assurance rapatriement, il a changé son fusil d’épaule. Herman M. m’a envoyé un mail pour m’annoncer qu’Erwin était désormais sous respiration artificielle, précisant ceci : «en tout état de cause votre frère ne peut pas voyager dans les prochains jours. Le médecin nous dit qu'avec la machine de respiration artificielle et les médicaments antibiotiques, votre frère pourrait se rétablir suffisamment pour prendre l'avion dans deux semaines.»

 

- A en croire ce mail d’Herman M., votre frère était donc correctement pris en charge et il n’était plus en danger de mort ?

- Cela aurait été crédible, si ce même vendredi 12 août, je n’avais pas aussi reçu un autre mais de sont collègue de New Delhi, Oswald G. Lui, il m’informait que «l'hôpital n'a pas les moyens pour traiter votre frère et va le faire transférer vers une clinique privée»!

 

- Au ministère des affaires étrangères à Bruxelles, il n’y avait personne qui pouvait vous aider à sortir de cette confusion ?

- Là, j’étais en contact avec un certain Oliver K. Lui, il n’arrêtait pas de me dire : «Monter en Inde pour aller chercher votre frère». Je lui répondais : «Mais il n’est pas en état de prendre un vol normal, aidez-moi à organiser un rapatriement sanitaire» (Ndlr : Dans un cas exceptionnel comme celui-ci, cette demande n’avait rien d’abusif. Les Affaires étrangères peuvent libérer des fonds, à titre de prêt, pour financer un rapatriement. Lire l’encadre : «Pas de faveur pour Erwin»). A un certain moment, il m’a lâché : «Mais j’ai sept personnes décédées à rapatrier avant votre frère». Je lui ai fait remarquer qu’il ferait peut-être mieux de faire passer en priorité le cas d’un vivant. Il n’en démordait pas : «Non, votre frère viendra ensuite». J’étais sciée.

 

- Donc vous êtes partie le dimanche 14 août…

- Et je suis arrivé à Bombay le lundi 15, vers 1 heure du matin. Herman M. m’avait dit que quelqu’un m’attendrait mais personne n’est venu. Je me suis retrouvée seule sur un trottoir puant et j’ai attendu jusqu’à 2 heures du matin. Il fallait que je rejoigne un autre aéroport pour prendre un vol vers Goa. Finalement, j’ai fait confiance à un Indien qui ne me lâchait plus : je suis montée dans sa voiture et pendant une heure, il m’a trimballée dans les rues de Bombay en me montrant des distributeurs de billets. Ne parlant pas anglais, la seule chose que je pouvais lui dire, c’était «dollars-aéroport». Finalement, il a compris que s’il me déposait dans un aéroport, il aurait de l’argent. Malheureusement, il ne m’a pas conduit à la bonne adresse. A trois heures et demi du matin, j’ai du marcher pendant quelques kilomètres en direction du bon aéroport. J’ai eu finalement mon avion à 6 heures 30 et je suis arrivée à Goa deux heures plus tard. Là, il y avait tout de même un couple qui m’attendait. Il s’agissait de Fabienne, une femme flamande qui vit à Goa depuis un an et demi et de son mari indien. J’étais dans un tel état qu’ils n’ont pas eu le cœur de me déposer dans un hôtel comme cela été prévu. Ils m’ont conduit directement l’hôpital… Où j’ai du poireauter pendant trois heures avant que je puisse enfin voir Erwin.

 

- Dans quel état était-il ?

- Je l’ai trouvé entièrement nu sur un lit. Il avait son respirateur en bouche et il semblait inconscient. J’ai tout de suite demandé que l’on mette un drap sur lui, quitte à le payer. Je lui ai pris la main, je lui ai parlé. Il s’est alors un peu agité et j’ai vu des larmes qui coulaient sur son visage : il m’avait reconnu… Il comprenait très bien ce qui était en train de se jouer.

 

- Et son pied ? 

- Rien d’apparent. Absolument rien! Pas même une écorchure. Je lui ai caressé les deux pieds pour qu’il se rende compte qu’il n’avait pas été amputé. Erwin n’a pas su m’expliquer ce qui s’était passé dans cet hôpital. Il essayait de me parler mais avec le respirateur il n’y arrivait pas. Quand j’ai vu l’état dans lequel il était, je me suis dit : «S’il reste-là, il est foutu.» De toute évidence, cet hôpital était une sorte de mouroir pour personnes démunies. Tout était sale. Les gens y marchent pieds nus. Pour voir Erwin, on me faisait mettre un tablier tâché et à moitié déchiré. Soit disant, il était «stérile»… En réalité, cet hôpital d’Etat est une sorte d’école pour des étudiants en médecine qui se font la main sur des cobayes humains avant d’aller travailler dans des structures privés. Pour voir un médecin responsable, il m’a fallu attendre le mercredi 17 août… (ndlr : Elle marque une pause). Il y avait six autres patients dans le service des soins intensifs où se trouvait Erwin. Ils étaient tous dans le même état. Pendant les quatre jours où je suis restée sur place, outre mon frère, quatre d’entre eux sont décédés… Erwin n’a pas été vraiment soigné. Dans ce type hôpital, les familles jouent un rôle actif dans le traitement des patients. Elles sont dans les couloirs à attendre pendant des heures que les médecins leur délivrent des tickets. Ensuite, elles sortent en ville à la recherche des médicaments. Si il n’y a pas ce relais familial, il n’y a pas de médicaments pour le patient! En plus, ils avaient immobilisé Erwin depuis le vendredi. En cas de thrombose au pied, c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire. Un caillot de sang, cela monte. Il aurait fallu le faire marcher toutes les deux heures au moins pendant la journée.

 

- Une fois sur place, qu’avez-vous tenté pour le sortir de là ?

- Dès le lundi 15, j’ai eu un nouveau contact téléphonique avec Herman M. Je me suis fâchée. Rien n’avait été fait pour le changer d’hôpital. J’ai exigé qu’il m’aide à organiser un rapatriement d’urgence. Herman M. m’a répondu : «Vous avez 50.000 euros ? Sinon, prenez l’avion et revenez dans deux semaines et vous retournerez avec lui en Belgique via un vol normal». Je ne disposais bien évidemment pas d’une telle somme mais je lui ai dit que j’étais prête à signer n’importe quelle reconnaissance de dette; Même si je devais payer jusqu’à la fin de ma vie… Là, il m’a raccroché au nez! J’ai donc cherché à faire transférer Erwin dans un hôpital privé. Dans un premier temps, on m’a dit qu’il m’en coûterait environ 12.000 roubles (25 euros). Tout était organisé pour le lendemain matin… Mais le mardi, l’hôpital m’a informé que, tous comptes fait, ce transfert m’en coûterait 6.250 euros. A payer cash. De toute évidence, on voulait me faire cracher un maximum d’argent. J’ai téléphoné au consulat pour me plaindre. Herman M. s’est contenté de me dire : «Je vais essayer de faire baisser cela à 2.500 euros». Je n’ai pas attendu le résultat de ces prétendues tractations. J’ai immédiatement cherché à organiser moi-même un rapatriement. Grâce à Fabienne, j’ai eu un bon contact avec Air India. Ils voulaient bien aménager une cellule stérile dans un avion commercial pour mon frère et moi. Ils pouvaient m’aider à trouver un médecin, un anesthésiste et une infirmière. Le médecin de l’hôpital était d’accord. Il m’a même fait un petit plan décrivant l’aménagement que devrait subir l’avion. En plus, Air India acceptait que je paye en arrivant en Belgique. Tout ce qui manquait, c’était les passeports pour le personnel médical indien qui devait nous accompagner. Il fallait donc passer par le consul. Je lui ai téléphoné.

 

- Et que vous a-t-il répondu ?

- Qu’il était hors de question que le rapatriement se fasse sur un vol commercial! Une nouvelle fois, il en faisait une question d’argent : «Il a besoin d’un vol sanitaire et cela coûte 100.000 euros». Non seulement, le prix augmentait mais il fallait que je paye cash. Désespérée, je l’ai traité de tous les noms. Ensuite, je suis restée toute la journée de mercredi à veiller mon frère. Pendant ce temps, en Belgique, ma mère donnait des coups de fils partout. Aux affaires étrangères, on lui disait de faire confiance au consul. A la Défense, on lui a dit qu’on n’avait pas les moyens de l’aider. A Médecins sans Frontières, on lui a répondu qu’on ne s’occupait pas d’un cas isolé. Anne-Marie Lizin, la présidente du Sénat, m’a même téléphoné en Inde : «Je prends tout en main. Vous allez revenir avec votre frère». Et puis, je n’ai plus jamais eu de nouvelles.

 

Quand votre frère est-il mort ?

Quand je suis revenue le voir, le jeudi 18 au matin, il ne réagissait plus tout. Il était en train de partir. On m’a annoncé sa mort à 21 heures 20. Son corps a été mis en attente dans un couloir. Pendant deux ou trois heures. Finalement, j’ai du aider à le transporter vers la morgue de l’hôpital. C’était un lieu à l’image du reste : les frigos ne fonctionnaient pas. Des cadavres étaient amoncelés en état de putréfaction. Cela puait horriblement. Au sol, il y avait de la terre. Erwin a été mis au dessus d’un autre corps. Je croyais que j’hallucinais. Il y a des images qui ne s’effaceront jamais. (Elle se tait pendant un instant) Quelques heures plus tard, dans la nuit du jeudi au vendredi, Herman M. m’a téléphoné. Je lui ai fait part de mon intention de ramener le corps de mon frère en Belgique. Il m’a répondu quelque chose du genre : «Vous ne feriez pas brûler votre frère, cela prend moins de place dans les bagages». Dans la journée du vendredi, sa secrétaire m’a rappelé : «Il n’y a plus de problèmes, le gouvernement belge avance une somme de 6.000 euros pour vous rapatrier avec votre frère». Le samedi, elle me dira cependant que je devais acheter mon billet d’avion, moi-mêmeEt, in fine, c’est les pompes funèbres de Fleurus qui ont avancé l’argent pour le retour du corps de mon frère. Là encore, les prix ont gonflé en cours de route. En Inde, les pompes funèbres étaient d’accord de préparer le cercueil de mon frère pour 400 euros. Finalement, leurs confrères de Fleurus ont reçu une facture de 2000 euros…  Quant aux 6000 euros initialement promis par le consul, on ne les a jamais vu! Le retour en Belgique nous a finalement coûté près de 10.000 euros.

 

- Quelle est la cause officielle du décès de votre frère?

- Contre ma volonté, les médecins indiens ont absolument voulu faire une autopsie. C’était cela où ils refusaient de me rendre le corps. Dans le rapport qu’ils ont rédigé, on peut lire qu’il était robuste, athlétique et en bonne santé. Qu’il n’avait aucune infection dans le sang. La cause de la mort ? Ils ont marqué «mort naturelle»! Lors de cette autopsie, il a été charcuté et son corps a été bourré de formol. Je crois que c’était pour effacer les traces des traitements qu’il avait subis.

 

- Avez-vous encore eu des nouvelles d’Herman M., le consul de Bombay ?

- Le dimanche 21 août, je suis partie de Goa vers Bombay. A l’aéroport, une voiture m’attendait. C’était la sienne. Il voulait me parler et il m’a invité à manger dans sa résidence. Il m’a dit : «Je ne pensais pas que c’était si grave». Il m’a promis qu’il irait voir ce qui se passe réellement dans les hôpitaux de Goa. En fait, je crois qu’il était surtout inquiet de ce que je pourrais raconter lors de mon retour en Belgique… Si Erwin avait été une personne socialement importante, je suis certaine qu’il aurait été rapatrié quand il était encore temps. Mais les diplomates qui pouvaient nous aider n’ont fait que parler d’argent, d’argent et encore d’argent. On a laissé mourir mon frère comme un chien.

 

 

Pas de «faveur» pour Erwin…

Quel type d'assistance les Affaires étrangères auraient-elles pu fournir à la famille d’Erwin? Le site du ministère (www.diplomatie.be) dans sa rubrique «Belges en voyage à l’étranger» renseigne notamment ceci : «Dans des cas exceptionnels, nous pouvons vous avancer les fonds nécessaires pour permettre votre rapatriement. Cette assistance n'est cependant pas un droit mais une faveur, et vous devrez signer une reconnaissance de dette.» La sœur d’Erwin ne demandait rien de plus. Morale de cette tragique histoire : si vous partez à l’étranger, vérifier plutôt deux fois qu’une si vous êtes couvert par une assurance rapatriement contractée auprès d’un assureur privé… Plutôt que de compter sur la solidarité de nos diplomates.




20:39 Écrit par michelbouffioux | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

vivi les politiciens Comme d'habitude, les politiciens n'en n'ont rien eu à f... d'un simple citoyen. Dès qu'ils sont au pouvoir ils ne pensent qu'à l'argent et au pouvoir. Ils ne se réveillent qu'avant les élections!!!Ils auraient pu sauver cet homme mais pas d'argent pas d'aide. Petit message pour eux : Vous n'êtes qu'une bande d'égoïstes sans coeur et cupides!!!!

Écrit par : aurlie | 28/11/2005

Ah, l'Inde... tout ça c'est assez à l'image de l'inde, malheureusement... l'histoire du taxi, du consul : toujours l'argent, et là-bas c'est d'autant plus important que ces gens n'en ont quasi pas, et pour le reste c'est hyper corrompu : le bakchich est hélas un mode de vie, c'est comme ça que beaucoup fonctionnent en tout cas. Sous des dehors souriants, rien n'est gratuit. Un des travers de l'occidentalisation de ce si beau pays pourtant... Quant à l'histoire de l'hôpital, je me rappelle avoir discuté avec un médecin de Dheli qui me montrait un sac en plastique transparent, rempli de vieilles pillules de toutes les couleurs, il me disait que c'était des pillules contraceptives et quand une femme venait le voir pour la pillule, il lui en donnait... juste une !

Écrit par : laurence | 14/06/2006

N'y a pas non assistance à personne en danger de la part des autorités dans ce cas particulier????

Écrit par : Fabienne | 22/10/2006

Il y a beaucoups de mensonges dans ce texte. Monsieur Erwin Pecheux n'était pas en ordre de mutuel par exemple ...

Écrit par : LP | 20/11/2006

... Absolument hallucinant... je suis français mais je sais qu' un cotoyen français aurait pu également se retrouver dans ce cas ou un ressortissant de n'importe quel pays européens... Erwin ca aurait pu etre moi ou n'importe le quel d'entre nous... Ca me dégoute et me révolte!!! Merci et bravo à nos diplomates et hommes politiques pou lesquels nous votons et payons des impôts.
Et quand LP nous dit qu' "il y a beaucoup de mesonges dans ce texte et qu'Erwin n'était pas en ordre de mutuelle" ... et bien LP je te répondrais que je ne connais cette histoire que par ce que j'en lis et bien plus d'un an après qu'elle ne soit arrivée mais je te cracherais volontier à la tronche si je pouvais : ta remarque est bien le reflet d'un société qui marche sur la tête et qui est prête à laisser crever les gens si jamais il ne dispose pas assez d'argent pour s'en tirer... ne pas etre en règle avec une mutuelle justifie-t-elle qu'on laisse mourrir quelqu'un des ces conditions ? La vie d'une personne n'a t-ele donc si peu de prix qu'elle ne fasse pas le poids contre un pauvre contrat d'assurance santé ? Vraiment ce monde soit disant civilisé et si fier de son progrès me dégoute de plus en plus.

Et pour finir, le fameux Herman dont il est question dans le texte : si cette histoire m'était arrivée a moi je jure que je lui aurait fait la peau, quitte à y laissé la mienne.

Écrit par : Niko | 03/01/2007

bravo Mrs. Bouffioux Pour votre acharnement à nous faire découvrir LA vérité, merci Mrs. Bouffioux. Continuez votre journalisme d'investigation, sans vous laissez impressionner par tous ces gens pour lesquelles la vérité dérange. Je suis un fervent lecteur de vos articles. J'ai surtout apprécié votre engagement dans l'affaire dutroux. ( avec un d minuscule ! ). Quant au cas de Erwin, je rejoints le commentaire de Niko. Qu'il est lamentable de voir des réactions ( LP ) de la sorte. Que ce triste individu se cache derrière son clavier et qu'il se dise qu'il a bien de la chance de ne pas me connaitre. Quid si cette situation lui serait arrivée, ou à une membre de sa famille ? Je ne lui souhaite aucun mal, LA VIE va s'en charger. Courage à la soeur et la famille de Erwin, je partage leur douleur.
PS : j'ai tjs dit que Lizin était une grosse ...
Cher Mrs. Bouffioux, pourquoi ne pas un peu investiguer les casseroles que traine ce triste personnage ? Je pourrais vous aider...

Écrit par : esteban | 17/11/2007

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