06/01/2005

Affaire Tiffany Warnotte (251104)

Disparition de Tiffany Warnotte - Reportage publié dans l'hebdomadaire belge "Ciné-Télé Revue", le 25 novembre 2004.

 

Qui a vu Tiffany ?

 

Depuis le 7 août 2004, Tiffany n’a plus donné signe de vie. Disparue, évaporée, plus aucune trace d’elle. Cette jeune fille de 15 ans et demi vivait dans une petite cité à Vedrin, près de Namur. Fugue, enlèvement, voire règlement de compte? Tout semble possible dans ce dossier dont les contours font autant penser à la disparition de Julie et Melissa qu’à l’affaire du petit Gregory Villemin. A moins que l’on soit dans un remake de Vipère au poing ?

 

Un matin de novembre à la Cité des Trois Bonniers. Il est déjà dix heures et pourtant d’épaisses brumes matinales enserrent encore les modestes habitations sociales de ce quartier de Vedrin, à quelques kilomètres de Namur. Un soleil d’hiver tente bien de percer le brouillard mais il y parvient si peu qu’on pourrait, dans ce ciel si gris, le confondre avec la lune. Il fait froid et, outre ce chien beige qui semble plus errer que jouer, l’absence de toute âme qui vive dans les rues n’est pas de nature à réchauffer l’atmosphère. L’architecture du site non plus! Ici, toutes les maisons se ressemblent et toutes ressemblent à des cubes de briques rouges auxquels on aurait ajouté des fenêtres. Sommaire. En son temps, quelqu’un a dû estimer dans cette commune ou à la Région wallonne que c’était là un confort suffisant pour abriter des personnes aux revenus modestes…

 

C’est donc ici qu’habitait Tiffany, cette jeune fille de 15 ans et demi qui, un jour d’août 2004, s’est littéralement volatilisée. Comme Julie, Melissa et tant d’autres déjà, son visage commence à nous être familier. Mauvais signe : cela veut dire que le temps passe; Déjà plus de cent jours d’attente et d’angoisse pour ses parents. L’espoir pourrait-t-il être relancé par l’appel à témoin («Affaires non classées» sur RTL-TVI) de vendredi dernier? Encore trop tôt pour le dire. Par contre, un certain nombre d’enseignements peuvent d’ores et déjà être tirés des premiers mois d’enquête. Et force est de constater qu’ils ne sont guère positifs.

 

A vrai dire, on se croirait revenu neuf ans en arrière. Au moment de la disparition de Julie et Melissa, quand les parents des petites fillettes de Grâce-Hollogne chassaient la moindre information sur le destin encore inconnu de leurs enfants… Et quand ils s’interrogeaient sur les silences et les cachotteries d’une justice enfermée dans sa tour d’ivoire. Le sentiment de Nathalie et d’Eddy, les parents de Tiffany, peut se résumer en une phrase : «On nous cache tout du déroulement de l’enquête et on ne tient pas compte de ce que l’on dit pour la faire progresser.»

 

Dans le même temps, et cette fois à la décharge des enquêteurs, il faut dire que le terrain sur lequel ils doivent investiguer est fortement miné; A la Cité des Trois Bonniers, on raconte tellement d’histoires sur les uns et les autres que, comme dans un roman d’Agatha Christie, on en viendrait à suspecter tout le monde! D’ailleurs, en ce froid matin de novembre, lorsque Nathalie, la maman de Tiffany, nous ouvre la porte vitrée du n°48, elle nous met d’emblée dans l’ambiance : «Les éclats dans le verre que vous voyez là et là, c’est du vandalisme. On a aussi reçu des menaces.Ce n’est pas toujours la cité de la joie ici. Ni celle de la solidarité. Depuis la disparition de Tiffany, certaines personnes nous ont soutenus, mais beaucoup d’autres s’en fichent. Pire, quand on marche en rue, il y en a qui nous dévisagent, sans rien nous dire, comme si on avait quelque chose à se reprocher».

 

Après avoir fait taire deux petits chiens noirs qui s’agitaient dans la cour, Eddy le père de Tiffany nous rejoint dans une salle à manger modestement meublée. Sur la table, Nathalie étale les quelques articles de presse consacrés à la disparition de son enfant. Elle nous montre notamment ce titre qui barrait récemment la manchette d’un quotidien : «Tiffany est morte». «C’est exactement le contraire de ce qu’on voulait faire passer comme message», s’indigne Nathalie. «Pour nous, Tiffany est vivante. C’est notre espoir, ce que nous voulons croire». Entre- temps, Eddy s’est installé tout à côté de son épouse. Ils sont prêts à se remémorer cette journée où leur fille aînée s’est littéralement volatilisée.

 

Avant tout, Eddy tient lui aussi à resituer le contexte : «Contrairement à ce qui a été dit à la presse par le parquet de Namur, il n’y a eu aucun conflit familial dans notre maison le jour de la disparition Tiffany! Je suppose que cette rumeur est bien utile à des enquêteurs qui privilégient la thèse de la fugue. Mais moi je n’y crois pas : si Tiffany n’est pas rentrée, c’est qu’on l’en a empêchée. Et si elle encore en vie, quelqu’un la séquestre!»    

 

Pour ses parents, les circonstances de la disparition de la jeune Namuroise restent totalement mystérieuses. «Le 7 août était une journée de vacance comme les autres. Dans la matinée, il ne s’est rien passé de particulier» explique Nathalie Warnotte. «Je me souviens que Tiffany s’est levée aux alentours de dix heures. Elle a pris son temps pour déjeuner et s’habiller. Vers 12 heures 30, elle m’a dit qu’elle ne désirait pas dîner avec nous. Elle voulait se rendre chez Sandrine, une copine qui habite dans la Cité. C’est à moins de cent mètres de chez nous. J’ai marqué mon accord, tout en lui demandant de rentrer vers 17 heures 30 pour le souper. Elle m’a dit oui… Mais depuis lors, nous ne l’avons plus revue».

 

A la question élémentaire de savoir si ce jour-là Tiffany est bien arrivée chez sa copine Sandrine, Nathalie et Eddy doivent encore se contenter à ce jour d’informations parcellaires et surtout très contradictoires. «Dans l’après-midi du 7 août, mon mari avait décidé de descendre sur Namur avec les enfants. Vers 14 heures, on a donc envoyé Ludovic, notre fils aîné, chez Sandrine pour demander à Tiffany si elle voulait venir avec eux. Il n’y avait personne. Eddy  a fait un tour de la cité pour chercher après elle. Il ne l’a pas vue. A ce moment, on ne s’est pas inquiété. On s’est dit que Tiffany était partie se promener avec sa copine», explique Nathalie.

 

Vers 18 heures, au moment du repas, Ludovic va s’enquérir une nouvelle fois de sa sœur. «Sandrine lui a dit qu’elle était rentrée du marché depuis 17 heures 30 et qu’elle n’avait pas vu Tiffany. C’est d’ailleurs ce qu’elle déclarera aussi à la police au début de l’enquête. Mais ensuite, elle a changera de version prétendant avoir trouvé ma fille devant chez elle à 17 heures 30!», s’énerve Eddy. «Tiffany serait restée là et puis elle serait partie. Je n’en sais pas plus mais je me pose de questions. Ca veut dire que quand Ludovic a sonné chez Sandrine, on lui a menti. On m’a aussi rapporté que dans une autre déclaration, Sandrine évoque un coup de téléphone de Tiffany qu’elle aurait reçu dans la nuit du 7 au 8 août vers 4 heures du matin. Ma fille lui aurait dit qu’elle ne rentrait pas à la maison.»     

 

Ces éléments semblent appuyer l’hypothèse d’une fugue (lire aussi les propos de Sandrine dans l’encadré page…) mais, contrairement aux enquêteurs, les parents de Tiffany leur accordent une importance relative. Et ils ne manquent pas d’arguments. «Quand Sandrine dit-elle la vérité?», s’interrogent-ils. «A tous le moins, nous trouvons son comportement bizarre. Elle dit être la meilleure copine de Tiffany mais depuis sa disparition elle nous ignore. Elle n’est venue qu’une seule fois à la maison et à ma demande. Ce jour-là, elle a admis qu’elle a menti. Elle aurait promis à ma fille que ‘si il se passait quelque chose, elle ne dirait rien’.Je n’ai pas bien compris ce qu’elle entendait par là», précise Nathalie. Depuis, plus aucun contact. «Quand on la croise, elle détourne le regard. On ne sait pas ce qui se passe avec elle», ajoute le père de Tiffany.   

 

Difficile de ne pas se perdre dans le brouillard qui plane sur la cité des Trois Bonniers. Pour nous, bien sûr mais aussi pour les parents de Tiffany qui, côté justice, ne reçoivent que des bribes d’informations du parquet et de l’un ou l’autre enquêteur. L’affaire, il est vrai, n’en est toujours qu’au stade de l’information. Traduction : il n’y a pas de juge d’instruction qui a été désigné et il n’est pas possible, dans un tel cadre juridique, d’avoir accès au dossier. «Un substitut est chargé de nous tenir au courant mais il ne nous dit rien ou pas grand-chose», regrettent les Warnotte.

 

Alors, à défaut d’éléments concrets qui leur permettraient de comprendre la logique des investigations, ils raisonnent à partir de ce qu’ils savent par eux-mêmes.

 

Nathalie : - «S’il s’agissait d’une fugue, Tiffany ne serait pas partie sans rien. Sa carte d’identité, son portefeuille, son sac… Tout est resté à la maison. Elle n’avait rien sur elle. Les deux mains dans ses poches, elle partait voir sa copine.»

 

Eddy : - «Elle n’a pas pris de vêtements. Au maximum, elle avait trois euros sur elle. Si on fugue dans de telles conditions, c’est pour un jour ou deux. Pas pour plus de trois mois.»

 

Nathalie : -«De toute façon, elle n’avait pas du tout l’idée de fuguer dans sa tête. On avait préparé ensemble la rentrée des classes et elle s’en réjouissait. Comme elle était aussi très contente à l’idée de se rendre dès la mi-août chez sa cousine à Charleroi. Tout était planifié, en accord avec elle, pour que ces vacances se terminent au mieux. En plus, l’état d’esprit de Tiffany était plus proche de l’enfance que de celui d’une adolescente rebelle. Elle était encore fort naïve. Elle n’avait pas de petit copain, elle ne sortait pas en boîte. Partir comme cela, ce n’est pas du tout son genre. Bien sûr qu’il y a parfois eu des petites disputes à la maison. C’est vrai qu’elle est partie une fois ou deux pour faire un tour. Elle était revenue deux heures après quand elle était calmée. Cela peut arriver dans n’importe quelle famille. Ce n’est pas une fugueuse !»

 

Eddy : - «Comme les enquêteurs pensaient à une fugue, ils nous ont demandé de donner tous les points de chute possibles pour Tiffany : connaissances, famille, amis. Ces vérifications n’ont apporté aucun résultat. Rien! Mais si elle a fugué, j’ai du mal à croire qu’on ne trouve trace d’elle pendant aussi longtemps. Je ne peux pas croire que personne ne l’aurait aperçu quelque part, qu’aucune connaissance n’aurait été contactée, qu’elle ne sortirait jamais. Chez Child Focus, ils n’ont reçu que très peu de témoignages et en tous les cas, rien de sérieux. Ma fille s’est comme évaporée dans la nature. Ce n’est pas sa volonté, j’en suis certain. Il y a un ou des adultes dans cette affaire. Des gens qui lui ont fait du mal. Qui, peut-être lui en font encore… Je crois savoir que, depuis un bon mois, ils ont repris l’enquête à zéro. Dans quelle direction précise, je n’en sais rien. On ne nous dit rien alors…»

 

Mais si la justice est si avare de renseignements à l’égard des parents de Tiffany, c’est peut-être parce qu’ils feraient eux-mêmes partie des suspects? Nous leur posons la question. Elle ne les dérange pas. Eddy répond de but en blanc : «Les policiers doivent envisager toutes les pistes. C’est leur métier et ça je peux le comprendre. Mais alors, il faut vraiment chercher dans toutes les directions. Il ne faut pas se contenter de certains témoignages contradictoires pour privilégier la thèse de la fugue… (ndlr : Il hésite un peu, puis reprend…) Il ne faut pas non plus se contenter des calomnies qui ont pu être dite à notre égard. C’est vrai qu’il y a aussi un climat familial difficile dans cette affaire. Mais cela n’a rien à voir avec des choses qui se seraient passée dans ma maison. Je ne lance aucune accusation mais il faut gratter de tous les côtés.»

 

Et voilà une couche de brouillard en plus. Dans cette cité où personne n’a rien vu mais où tout se sait, il ne faut cependant pas longtemps investiguer pour découvrir que l’arrière plan familial de cette affaire est fort sombre. Nathalie et Eddy sont des gosses du coin. Ils ont grandi aux Trois Bonniers. A l’entame de leur vie de couple, ils sont partis dans la région d’Andenne pendant quelques années. Ensuite, ce fut le retour aux sources. A proximité de leurs parents respectifs qui occupent deux autres maisons de la cité. Au fil du temps, un climat délétère est né. Les parents d’Eddy ne s’entendent pas avec Nathalie. Et petit à petit, les accusations mutuelles ont atteint les oreilles de la justice.

 

Les grands parents paternels et la tante de Tiffany habitent au n°37 de la Cité des Trois Bonniers. C’est juste de l’autre côté de la place. En face de chez Nathalie et Eddy. Nous demandons au grand père s’il a envie de s’exprimer sur la disparition de sa petite fille. La réponse est courte. Très courte : «Il n’y a jamais eu de problème avec Tiffany mais on ne s’entend pas avec ses parents. Je ne sais absolument rien du tout. On ne s’occupe pas de cela. C’est l’affaire de la police»

Nathalie et Eddy ne sont guère plus prolixes sur ce climat familial difficile. Ils lâchent tout de même : «Ils ont essayé de faire croire qu’on maltraitait nos enfants parce que ma soeur voulait obtenir la garde de Tiffany. Tout un dossier a été fait par le SAJ et il n’y avait rien à nous reprocher». Et de se faire accusateurs à leur tour : quinze jours avant sa disparition, Tiffany aurait déposé plainte contre sa tante pour des «faits graves» que les Warnotte refusent d’étaler dans la presse. Selon Eddy, «Tiffany avait peur des représailles»…

 

Comment différencier le vrai et le faux dans ce salmigondis d’accusations croisées? Il y a aussi un parfum d’affaire Villemin, dans ce dossier… Souvenez-nous du petit Grégory, 4 ans, retrouvé dans les eaux de la Vologne en octobre 1984. Un drame qui avait tenu la France en haleine durant plus de dix ans. Sur fond d’interrogations sur l’entourage familial de la victime. Après l'inculpation de l'oncle, puis de la mère de l'enfant, l'auteur du meurtre n'a jamais pu être identifié. Et les faits sont prescrits depuis près d’un an. Est-on dans un contexte semblable dans ce dossier? Ce serait audacieux de l’affirmer à ce stade. Une seule chose semble évidente et cela ne facilitera pas la tâche des enquêteurs : Fugue, enlèvement, voir un règlement de compte, tous les scenarios semblent envisageables. Au moment de quitter Vedrin, le ciel était toujours aussi bas. Il y avait toujours autant de brouillard. Peut-être plus encore…

 

Encadré

«Elle n’est pas dans la nature!»

Notre enquête nous a aussi mené au n°61 de la Cité des Trois Bonniers. C’est là qu’habite Sandrine, la copine chez laquelle Tiffany se rendait le jour de sa disparition. La jeune femme (19 ans) renforce l’hypothèse de la fugue mais elle admet aussi que son témoignage a évolué dans le temps. On constate aussi qu’il n’est pas sans comporter quelques zones d’ombre ou à tous le moins des imprécisions. Quel était le motif réel de la visite de Tiffany chez sa copine, quand est-elle partie et surtout qu’a-t-elle confié avant de disparaître? Le brouillard demeure. Au moment où nous l’avons rencontrée, Sandrine se trouvait en compagnie de son frère, Ruddy.

 

Ce jour-là, vous aviez rendez-vous avec Tiffany?

Sandrine : Non. Elle est arrivée sans prévenir. Elle pleurait.

 

Il y avait un problème? Elle s’était disputée chez elle ?

Sandrine : Je ne sais pas. Elle ne m’a pas dit exactement ce qui s’était passé.

 

Vous n’en savez pas plus?

Sandrine : Non.

 

D’une manière plus générale, elle se plaignait de problèmes chez elle?

Sandrine : Oui.

 

Souvent ?

Sandrine : Oui. D’ailleurs, à l’école, elle en avait parlé aussi.

 

Quel genre de problèmes ?

Sandrine : Elle disait qu’elle n’était pas bien chez elle, qu’elle était malheureuse, qu’elle était battue.

 

Ruddy : Toute l’école était au courant, elle montrait ses coups.

 

Des coups reçus de ses parents ?

Sandrine : Nous on n’était pas dans la maison pour voir si c’était les parents ou pas.

 

Il semblerait qu’elle a eu aussi des difficultés avec d’autres personnes de sa famille. Vous étiez au courant ?

(Silence).

 

Sinon, c’était une fille sympa ?

Ruddy : Sympa. Le seul problème, c’est que ses parents ne l’étaient pas avec elle. A quinze ans, elle devait tout faire chez elle. C’était la bonniche de service. Elle n’arrêtait pas et cela commençait dès le matin avant qu’elle ne parte à l’école.

 

A votre avis, c’est une fugue ?

Ruddy : Oui. Et elle a eu raison de partir. Elle était déjà allée chez les flics pour se plaindre.

 

Il y a aussi une déclaration qu’elle a faite à la police où elle explique que d’autres membres de sa famille l’avait encouragée à casser du sucre sur le dos de ses parents en prétendant qu’elle était battue alors qu’en fait ce n’était pas le cas… Savez-vous aussi qu’elle explique cela dans une lettre écrite de sa main (ndlr : ce document nous a été montré par les parents de Tiffany)?

(Silence).

 

Pourriez-vous être plus précis sur le moment où elle est venue chez vous ?

Sandrine : Cela s’est passé il y a trois mois! Je ne me souviens plus très bien…

 

C’est très important tout de même !

Ruddy : Quand un copain vient, on ne regarde pas l’heure qu’il est.

 

Sandrine : Elle est venue dans l’après-midi. Avant que je parte au marché avec ma mère. Elle est restée ici et on l’a retrouvée à notre retour (ndlr : vers 17 heures 30). Et puis, quand la police est venue en fin de soirée, elle s’est discrètement éclipsée par derrière. Vers quatre heures du matin, elle a téléphoné pour dire qu’elle se trouvait à Bouge. Après cela, plus personne n’a eu de nouvelles d’elle… Nous, on ne savait pas qu’elle allait partir comme cela. On pensait qu’elle resterait ici.

 

Vous n’avez pas peur pour elle ? Trois mois dans la nature à 15 ans et demi…

Sandrine : Si elle était toute seule, elle serait déjà revenue.

 

Ruddy : Elle n’est pas dans la nature! Franchement, je ne suis pas du tout inquiet pour elle. Elle a pu faire des connaissances, cela se fait facilement des connaissances.

 

A 15 ans et demi, on peut mal tomber et cela peut très mal se terminer!

(Silence)

 

Au début, vous n’avez pas dit la vérité à la police ?

Sandrine : C’est vrai. Je lui avais promis de ne pas la dénoncer si on cherchait après elle. Mais au début, il n’était pas question qu’elle disparaisse. Elle devait simplement rester ici. Il était convenu que le lendemain matin, nous irions à la police toute les deux. Mais quand la police est venue, elle a pris peur et elle est partie. Voilà, c’est tout.

 

Que voulait-elle dénoncer à la police ?

Sandrine : Je ne sais pas. Elle voulait seulement que je vienne avec elle pour qu’elle ne soit pas toute seule.

 

Savez-vous où elle se trouve ?

Sandrine : Non.

 




12:00 Écrit par michelbouffioux | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

je pleurais qaund jai fu l'histoire j'au u peur pour elle

Écrit par : jennifer | 23/02/2011

je pleurais qaund jai fu l'histoire j'au u peur pour elle

Écrit par : jennifer | 23/02/2011

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